Commentaire composé de la fable de La Fontaine "La mort et le bûcheron"

Commentaire composé de la fable de La Fontaine "La mort et le bûcheron"

Photo by Bistrian Iosip on Unsplash
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Texte

La Mort et le Bûcheron

 

1.  Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée,

2.  Sous le faix du fagot aussi bien que des ans

3.  Gémissant et courbé marchait à pas pesants,

4.  Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.

5.  Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,

6.  Il met bas son fagot, il songe à son malheur.

7.  Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?

8.  En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?

9.  Point de pain quelquefois, et jamais de repos.

10. Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,

11. Le créancier, et la corvée

12. Lui font d'un malheureux la peinture achevée.

13. Il appelle la mort, elle vient sans tarder,

14. Lui demande ce qu'il faut faire.

15. C'est, dit-il, afin de m'aider

16. A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.

17. Le trépas vient tout guérir ;

18. Mais ne bougeons d'où nous sommes.

19. Plutôt souffrir que mourir,

20. C'est la devise des hommes.

 

Jean de la Fontaine - Les Fables

Commentaire composé

 

I . Le portrait du bûcheron

 

  1. Portrait physique

“tout couvert de ramée” : Le narrateur réduit le bûcheron au simple rang de porteur au point de disparaître en dessous de son fardeau.

 

“aussi bien que des ans”; “courbé” : Le bûcheron nous apparaît encore plus pitoyable par son âge avancé, il est donc très vieux et toutes ces année de travail lui ont certainement déformé le dos.

 

“Sous le faix du fagot aussi bien que des ans

“Gémissant et courbé marchait à pas pesants” : L’enjambement mime la lenteur des pas du paysan par l’allongement de la phrase sur le deuxième vers .

 

“tâchait de gagner” : Le bûcheron doit faire un effort pour continuer son chemin afin d’essayer de marcher jusqu’à chez lui. Cela montre une gradation dans la difficulté physique du personnage.

 

“chaumine” : L’habitation du paysan reflète sa pauvreté extrême puisque sa maison est encore plus petite qu’une chaumière.

 

“n'en pouvant plus d'effort et de douleur”; Il met bas son fagot : Le paysan est à bout de souffrance, on comprend qu’il décide d’abandonner.



  1. Portrait moral

“Gémissant” : Le bûcheron déplore sa situation au point de pleurer en travaillant.

 

“Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?” : La vie du bûcheron n’a été que souffrance.

 

“En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?” : La situation du paysan est si lamentable qu’il pense être l’homme le plus malheureux du monde.

 

“Sa femme, ses enfants” : Les premiers motifs de plainte du paysan concernent sa famille qui devraient au contraire le motiver à continuer.


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