Commentaire composé sur Céline, Voyage au bout de la nuit, la croisade apocalyptique

Commentaire composé sur Céline, Voyage au bout de la nuit, la croisade apocalyptique

Photo by Stijn Swinnen on Unsplash
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De « Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? » à « Il n’y avait plus rien à voler »

 

I Bardamu : un anti-héros 

  1. Un narrateur plongé dans la tourmente : nombreux péjoratifs « fous héroïques et déchaînés », « enragés », « vicieux », « foireux », crétin »… La violence du choc apparaît aussi à travers la ponctuation expressive.
  2. Le contraire d’un soldat héroïque : champ lexical de la peur. Bardamu se décrit comme un lâche, il regrette de ne pas être en prison : « il n’y avait plus rien à voler ».
  3. Un homme du peuple : le registre familier : « foireux », « mariole » ; le langage parlé : «  faut être » ; quelques mots de langage soutenu : « apocalyptique », « abomination »…

 

 

II Dénoncer la guerre

 

  1. L’horreur et l’absurdité de la guerre : mots négatifs : « meurtre en commun »… La guerre semble ne pas avoir de motif valable : «  « maldonne », « abominable erreur »… Les valeurs humaines sont inversées par la guerre : « se tirer dessus n’est pas défendu, c’est même encouragé »…
  2. Les héros sont dangereux : oxymore « deux millions de fous héroïques » ; « le colonel ne bronchait toujours pas » : l’héroïsme mène à l’aveuglement.
  3. Les chefs restent à l’abri : le général n’est pas sur le front, c’est l’agent de liaison qui risque sa vie pour transmettre les messages.
  4. L’ironie pour se moquer de la guerre : « avec casque, sans casque […] adorant leur rage » : longue énumération qui montre la folle absurdité de la guerre. « encouragé par les gens sérieux comme le tirage au sort (c’est le hasard qui décide qui revient vivant de la guerre), les fiançailles (représente l’amour par opposition à la guerre qui sème la mort), la chasse à courre ( à la guerre les soldats se tirent comme des lapins mais ce n’est pas pour faire du sport). Comparaison antithétique entre faire l’amour et faire la guerre : « puceau de l’horreur ».

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