Edgar Allan Poe, Le portrait ovale, étude d’ensemble, lecture analytique

Edgar Allan Poe, Le portrait ovale, étude d’ensemble, lecture analytique

Photo by Luke Braswell on Unsplash
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Cette nouvelle fantastique joue sur l'idée d'un transfert de la vie du modèle qui serait passée de la jeune femme au tableau, comme s’il l’eût aspirée. De nombreux indices sont semés par le narrateur toute long de l’histoire. Comme si le peintre prélevait les couleurs directement du visage de sa bien-aimée. Au fur et à mesure que l'œuvre d’art prend forme, le modèle dépérit. Tout le monde s'en rend compte, excepté le peintre lui-même qui est totalement obsédé par son art. On assiste à l'avancée du chef-d'œuvre en même temps que le peintre sombre de plus en plus dans la folie, au point de ne plus vouloir voir personne. C'est en fait un meurtre qui se joue dans l'atelier du peintre qui à force de délaisser sa compagne au profit de son art ne se rend pas compte qu'elle meurt d'amour pour lui. En effet on peut penser qu'à force de rester à poser de longues heures pour son mari sans manger, sans boire et sans dormir, elle sacrifie sa vie au bonheur de son mari. Dans le FANTASTIQUE il y a toujours deux explications possibles. L’explication rationnelle est que la jeune femme est morte de faim, de soif et de fatigue à force de rester à poser jour et nuit pour son mari. L'explication surnaturelle est que le tableau a absorbé la vie de son modèle, comme veut le laisser penser le narrateur en utilisant des expressions telles que « il prélevait les couleurs directement sur ses joues ». Cette explication surnaturelle est renforcée par la concordance entre la dernière touche de peinture posée au tableau et la mort du modèle.

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