Commentaire composé sur Prosper Mérimée, La chambre bleue De “Peut-être…, probablement même…” à “ou déshonorer et perdre la femme qu’on aime ?”

Commentaire composé sur Prosper Mérimée, La chambre bleue De “Peut-être…, probablement même…” à “ou déshonorer et perdre la femme qu’on aime ?”

Photo by Daniele D'Andreti on Unsplash
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La situation conjugale de Léon et de son amie est très compliquée car il est marié mais pourtant il vient de passer une nuit avec sa maîtresse qui elle est aussi mariée.

 

I) Un récit d’angoisse

 

La peur du personnage est révélée ici par le discours indirect libre qui nous donne accès aux pensées du personnage de Léon qui est confronté à un grave dilemme. Les points de suspension au début du passage donnent l’impression que le lecteur réfléchit en temps réel.

Le personnage de Léon s’aperçoit progressivement que c’est du sang qui coule sous la porte de sa chambre d’hôtel, mais le narrateur l’explique en plusieurs lignes pour pouvoir laisser le lecteur réfléchir et chercher avec le personnage une explication à la chose indéterminée en provenance de la chambre voisine de l’anglais et qui se glisse vers lui. Cela crée un effet d’attente chez le lecteur dont la curiosité est tenue en haleine.

 

II) Une mise à distance

 

Le narrateur est très impliqué dans son récit : (l10)”Voilà ce que Léon se disait mentalement” (l20)”Non, ce n’est pas un insecte. Cela n’a pas de forme déterminée.” Les conséquences des interventions du narrateur sur la façon de lire de ce récit puisqu’il nous donne le point de vue du personnage de Léon.

Le narrateur formule plusieurs remarques ironiques au sujet de la France : (l14)”En France,les portes ferment mal. Entre celle-ci et le parquet, il y avait un intervalle d’au moins deux centimètres.” Il y a un décalage entre cette ironie et la situation angoissante vécue par le personnage de Léon. Ainsi Prosper Mérimée joue avec les codes du récit d’angoisse.

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