Commentaire composé sur Jules Barbey d’Aurevilly, Les Diaboliques, Le Bonheur dans le crime De « Docteur, dit-elle d’une voix haineuse » à «  cette épouvantabl

Commentaire composé sur Jules Barbey d’Aurevilly, Les Diaboliques, Le Bonheur dans le crime,  De « Docteur, dit-elle d’une voix haineuse » à «  cette épouvantable aventure »

Photo by Roksolana Zasiadko on Unsplash
Photo by Roksolana Zasiadko on Unsplash
  1. Le témoignage d’une victime

 

Ce qui rend particulièrement surprenante la demande de la comtesse est qu'elle souhaite boire le poison et donc mourir au lieu de choisir de tuer la maîtresse de son mari le comte. Delphine qualifie son mari et Eulalie de traîtres, de coupables, elle traite aussi la maîtresse de fille exécrable, de scélérate donc Delphine exprime beaucoup de haine envers ses bourreaux. Delphine éprouve un sentiment de colère grâce à la ponctuation expressive (points d’exclamation et de suspension) qui traduit aussi la respiration haletante de Delphine qui en train d’agoniser. Le registre dominant dans les paroles de Delphine est le registre tragique car elle accepte de se laisser empoisonner sans protester pour éviter que son nom ne soit sali. Elle se sacrifie par sens du devoir et de l’honneur : “je ne veux pour rien des scandales”.  

 

  1. Une histoire provinciale

 

Delphine refuse que sa mort ne soit révélée car elle ne souhaite pas que son nom ne soit retenu en lien avec un scandale. La noblesse doit rester sans tâche puisqu’elle est désormais sans pouvoir, comme le remarque Delphine : “Mais, à présent, nous ne sommes plus les maîtres chez nous”. Le narrateur s’implique en lui promettant de garder secret la cause de sa mort afin que le comte de Savigny ne soit pas accusé de son meurtre : “je lui promis et je lui jurai”. Le docteur Torty qualifie cette histoire “d’épouvantable aventure”.

 

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0