Analyse de Zola, A quoi rêvent les pauvres filles ?

Analyse de Zola, A quoi rêvent les pauvres filles ?

Photo by Church of the King on Unsplash
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Le personnage principal est une jeune fille de 18 ans qui travaille « douze heures » par jour pour gagner « quinze sous » donc elle vit dans une forme d’esclavage : « Elle a le masque rigide et menaçant des misérables ». Elle se nourrit de « restes » comme un « animal ». Zola veut montrer à quel point les pauvres vivent dans des conditions inhumaines. Il fait si froid chez elle que l’eau du pot à eau est gelée. Le rythme des phrases est rapide dans la description car il y a de nombreux signes de ponctuation, en particulier des virgules. Cela représente le vent de la misère qui emporte la candeur de la jeune fille. Le personnage a un rapport négatif à la nourriture puisqu’elle semble se nourrir dans le but de se remplir pour combler un vide, « de cet air glouton et indifférent des affamés ». La lecture du journal qui relate le bal aux Tuileries est l’élément perturbateur du récit qui va faire basculer le personnage : « puis ses yeux s’arrêtent sur le lambeau de journal, taché de graisse, qui lui sert d'assiette. Elle lit, elle oublie d’achever son pain ». Le contraste entre sa misère et l’opulence de ces femmes couvertes de diamants choque si profondément la jeune femme qu’ « elle est tout entière à la tentation de faire le mal ». Ainsi Zola accuse les aristocrates de précipiter des innocents (renforcé par le pathétique « L’enfant ») dans le crime, le vol et la prostitution : « Demain elle en aura ». L’antéposition de l’adjectif dans le titre de la nouvelle  (« A quoi rêvent les pauvres filles ? ») le charge d’un double sens : elles sont pauvres en argent mais surtout pitoyables et l’on devrait les secourir.

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