Commentaire sur Diderot, Entretien d’un philosophe avec la Maréchale de * De “Il faudra que je reprenne les choses d’un peu haut” à “Un Mercure, à mettre à Bi

Commentaire sur Diderot, Entretien d’un philosophe avec la Maréchale de *,   De “Il faudra que je reprenne les choses d’un peu haut” à “Un Mercure, à mettre à Bicêtre”

Photo by twinsfisch on Unsplash
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Comment Diderot construit-il son débat philosophique ?

 

Introduction : XVIIIe siècle: philosophique, artistique, littéraire. La devise des Lumières selon le philosophe Kant : sapere aude- avoir ses propres opinions et les affirmer. Le terme lumières signifie d'éclairer l'humanité. Dépasser l'obscurantisme, promouvoir les connaissances. L'Encyclopédie peut être considérée comme le “symbole” de ce siècle, elle regroupe toutes les connaissances. 

Diderot: L’un des créateurs de l'encyclopédie. Deux grands romans, Jacques le fataliste et Neveu de Rameau. Dramaturge, philosophe. Des contes philosophiques et dialogues. 

Entretien d’un philosophe et la maréchale: Dialogue philosophique entre une maréchale et un philosophe. Ils vont parler sur le sujet de la religion. 

 

I. Un badinage 

 

Un jeu de séduction entre la maréchale et Diderot, cela prépare le lecteur pour un sujet plus sérieux. Présentation du personnage de la maréchale, une femme dévouée à ses devoirs de mère et de chrétiennes, “oui pour les enfants, vous en avez trouvé six autour de moi”. 

 

II. Définition du bien et du mal 

 

La maréchale fait de la philosophie sans le savoir, une référence au bourgeois gentilhomme de Molière. Elle donne la définition de bien et mal selon elle, “le mal a plus d'inconvénients que d’avantages, et le bien a plus d’avantages que d'inconvénients”. 

Démonstration faite par Diderot qui pose des questions à la maréchale. 

 

III. La religion 

 

Tirade de Diderot, plus grand partie de son argumentation, il va tout d’abord donner des exemples des ravages qu’a causés la religion. D'abord dans des pays différents, “nation”. Puis dans un même pays, “notre histoire”. Enfin dans une même société, “société entre citoyens”. 

La définition de la maréchale est restreinte, “temps en temps”, “petits”. 

Définition selon Diderot de la religion, provocatrice, quelque chose d'incompréhensible et qui est une source de conflit, “la croyance en un être incompréhensible”. Puis il définit Dieu, ce qui est encore plus provocateur : quelque chose qui a été créé par les misanthrope, quelqu’un qui déteste les hommes. 

Anaphore de “songez”. 

Enumération des conflits provoqués par la religion. 

Champ lexical de la religion : “Dieu”, “musulman”, “Prophète”, “chrétiens”, “Le Christ”. 

 

IV. Une conclusion

 

La conclusion est formulée par la maréchale, elle est implicite. La maréchale donne une autre définition de la religion car elle ne peut pas s’imaginer vivre dans une société sans religion : la religion aide les hommes à bien se conduire, “mais il faut quelque chose qui effraye les hommes sur les mauvaises actions”. 

Dans cette conclusion, une ouverture sur un autre aspect de la religion, le fanatisme : “fous”. 

La fin de cet extrait : la parole est donnée à la maréchale qui dit que peu importe la religion, les hommes se valent tous, “que païens, nous n’en vaudrions pas moins; et que les chrétiens, nous n’en valons pas mieux.”  

 

 

Conclusion : Une certaine démarche que prend Diderot pour construire son débat philosophique, tout d’abord le badinage, puis une démonstration, une argumentation puis une conclusion. Ce texte défend l'athéisme. On peut penser au texte de Voltaire Fanatisme. 

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