Commentaire composé sur Marceline Desbordes-Valmore, Romances, « L’Exilé »

Commentaire composé sur Marceline Desbordes-Valmore, Romances, «L’Exilé »

Photo by Aziz Acharki on Unsplash
Photo by Aziz Acharki on Unsplash

Poème

« Oui, je le sais, voilà des fleurs, 

Des vallons, des ruisseaux, des prés et des feuillages ; 

Mais une onde1 plus pure et de plus verts ombrages 

Enchantent ma pensée, et me coûtent des pleurs.

 

   Oui, je le vois, ces frais zéphyrs2

Caressent en jouant les naïves bergères ; 

Mais d’un zéphyr plus doux les haleines légères

Attirent loin de moi mon âme et mes soupirs ! 

 

  Ah ! je le sens ! c’est que mon cœur, 

Las3 d’envier ces bois, ces fleurs, cette prairie, 

Demande, en gémissant, des fleurs à ma patrie !

Ici rien n’est à moi, si ce n’est ma douleur. » 

 

  Triste exilé, voilà ton sort ! 

La plainte de l’écho m’a révélé ta peine. 

Comme un oiseau captif, tu chantes dans ta chaîne ; 

Comme un oiseau blessé, j’y joins un cri de mort !

 

  Goûte l’espoir silencieux ! 

Tu reverras un jour le sol qui te rappelle ; 

Mais rien ne doit changer ma douleur éternelle : 

Mon exil est le monde... et mon espoir aux cieux.

 

1 Onde : eau.

2 Zéphyrs : vents.

 

3 Las : fatigué.

 

Commentaire composé

Comment la poésie offre-t-elle une consolation à l’exilé ? 

 

Introduction: 

 

La poésie est un genre littéraire très ancien, qui a ete cree pendant l'Antiquité. En grec, poïesis signifie la création, donc le poète se donne le pouvoir de créer un art du langage quand il fait de la poésie. La poésie donne de l’importance non-seulement sur le fond, mais aussi la forme d’un poème, comme les sonorités et le rythme du poème. 

Nous allons étudier un poème de Marceline Desbordes-Valmore qui s’intitule, “L’Exile”, extrait du recueil, Romances. Ce poème met en scène un dialogue entre deux personnages, l’exile et la poète, nous pouvons donc parler d’un poème théâtral. Nous allons voir comment la poésie offre une consolation à l’exile. Pour répondre à cette problématique, nous verrons tout d’abord que l’exil est une souffrance, puis que l’exil peut tout de même être une source d’inspiration. 

 

I) L’exil est une souffrance 

a) La forme 

 

Tout d’abord, nous pouvons voir que ce poème théâtral est composé de cinq quatrains, trois quatrains sont les paroles de l’exile, et les deux derniers sont les paroles de la poétesse. Les rimes dans ces quatrains sont embrassées qui matérialisent le besoin de réconfort et soulignent donc le manque d’amour et la solitude que ressent l’exile, “feuillages et “ombrages”. 

 

b) Les paroles de l’exilé 

 

Lyrisme: Il exprime ses sentiments à travers le moi, “je”, “ma”... Il exprime la souffrance d'être en exil car le monde extérieur lui manque, “las d’envier c’est bois”. Il y a un champ lexical de la souffrance, “pleurs” et “douleur”. Une ponctuation expressive pour relever les sentiments de l’exile, “!”. Comparaison entre un oiseau emprisonné et blesse et l’exilé. L’emploi de l’adjectif “triste” montre bien les émotions de l’exilé par rapport à sa situation. 

 

II) L’exil est une source d’inspiration 

a) La nature 

 

Un champ lexical de la nature. Une énumération des le premier ver de différents éléments de la nature, “des fleurs,Des vallons, des ruisseaux, des prés et des feuillages”. Les différents éléments de la nature sont parfois personnifiés, et ils agissent sur l’exile, “verts ombrages  Enchantent ma pensée” et “les haleines légères Attirent loin de moi mon âme et mes soupirs !” Cela montre que la nature est en partie cause de la souffrance, mais elle permet d'être une source d’inspiration.  

 

b) L’espoir 

 

Nous pouvons voir que dans les deux derniers quatrains, c’est la poétesse qui parle, et non plus l’exilé. Il y a un changement d'énonciation de la première personne du singulier, “je” à la deuxième personne du singulier, “ton” qu’on peut voir quand la poète s’adresse à l’exilé, “Triste exilé”. Elle va donner une vision différente de l’exil, et elle montre qu’on peut quand même avoir de l’espoir, tout en étant exilé. Le mot “espoir est employé deux fois. Les deux derniers vers montrent bien que même si la poétesse est en exil, elle arrive à avoir de l’inspiration pour écrire de la poésie, ce qui permet de la consoler. 

 

Conclusion : 

 

 

Pour conclure, nous pouvons voir que ce poème théâtral donne deux regards différents sur l’exil, une cause de souffrance, mais aussi une source d’inspiration. 

 


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