Commentaire composé sur Chrétien de Troyes, Lancelot ou Le chevalier à la Charrette, de “A l’entrée de ce pont effrayant” à “on ne pouvait imaginer une tour plu

Commentaire composé sur Chrétien de Troyes, Lancelot ou Le chevalier à la Charrette, de “A l’entrée de ce pont effrayant” à “on ne pouvait imaginer une tour plus impressionnante”

Photo by Nik Shuliahin on Unsplash
Photo by Nik Shuliahin on Unsplash

I) Une épreuve insurmontable

 

Lancelot est menacé par trois dangers qui sont tout d’abord le franchissement de la rivière, ensuite le faite que le pont soit une épée tranchante complexifie la traversée de Lancelot, enfin sur l’autre rive l’attendent deux lions prêts à le dévorer. L’impossibilité de parvenir jusqu’au château est soulignée par plusieurs procédés au début du récit. Tout d’abord on remarque la gradation : “l’eau profonde, sombre et perfide”. De plus l’eau est ici personnifiée puisqu’on lui attribue des qualités humaines (“perfide”). Enfin le narrateur utilise deux comparaisons, avec le fleuve des Enfers (“qu’on croirait voir le fleuve des Enfers”) puis avec la mer (“comme dans la mer salée”).  

 

II) Un chevalier héroïque

 

 

Lancelot prouve ses qualités morales car il fait preuve de courage en traversant ce pont si périlleux tout en sachant que deux lions l’attendent sur l’autre rive (“Elle est si terrifiante qu’on croirait voir le fleuve des Enfers”). Il démontre aussi ses qualités intellectuelles car le choix de retirer son armure témoigne de son intelligence puisque cela lui permet de ne pas glisser sur l’épée(“Mais il s’est bien mieux tenu sur l’épée tranchante comme une faux, mains et pieds nus que s'il avait gardé souliers.”) Et pour finir il montre une grande force physique et d’une résistance admirable à la douleur en se hissant le long de l’épée tranchante (“il entreprend sa douloureuse traversée en se blessant les mains, les genoux et les pieds”). L’amour que Lancelot ressent pour Guenièvre est mis en valeur au moyen d’une personnification que l’on remarque à cause de la majuscule (“Amour”) et aussi parce que le mot est sujet du verbe conjugué de la phrase (“Mais Amour qui le guide soigne ses coupures”). L’Amour qu’éprouve Lancelot est si puissant qu’il lui permet de supporter la douleur, à l’image de Jésus Christ : “En souffrant le martyre qu’on lui avait préparé”. De plus, comme le Christ, les blessures de Lancelot sont situées aux mains et aux pieds : “en se blessant les mains, les genoux et les pieds”. Lancelot réussit l’épreuve de la traversée et fait donc disparaître les lions qui étaient en faite la projections de sa peur qu’il est parvenu à vaincre en traversant le pont. 

 

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