Lecture analytique sur Octave Mirbeau, Paysages d’automne

Lecture analytique sur Octave Mirbeau, Paysages d’automne

Image par Stefan Keller de Pixabay
Image par Stefan Keller de Pixabay

1/ Les images qui restent à l’esprit sont les spectres et les morts vivants : les feuilles : “Les rôdeuses de la forêt, aux yeux de hibou, aux doigts de harpie, les veilles bûcheronnes de bois morts passent disparaissant sous l’énorme bourrée qui semble marcher toutes seules.”

2/ Les sens au début du texte qui font appel aux paysages sont l’ouïe qui alterne bruits effrayants (“la hache arrache des sanglots d’enfant aux jeunes baliveaux des châtaigniers”, “grands orgues funèbres qui chantent le miserere”) et silence de mort (“deux coups de feu retentiront dans le silence, le silence plein de carnages et d’agonies de la forêt”) et la vue à travers les couleurs (“la forêt flamboie”). 

3/ Cette description fait penser à un récit fantastique car on ne sait pas si les personnages sont des victimes ou des meurtriers et ils semblent à mi chemin entre la vie et la mort   : “ les veilles bûcheronnes de bois morts passent disparaissant sous l’énorme bourrée qui semble marcher toutes seules.”

4/ Les caractéristiques décrites comme étant humaines sont : “rouges comme le sang” ; “le bois darde sur vous un regard de meurtrier qui fait frissonner” ; “Les cépées qui serpe entaille ont des plaintes humaines, la chair, la hache arrache des sanglots d’enfant aux jeunes baliveaux des châtaigniers”.

5/ Les personnages sont : 

Les bûcheronnes

Les charbonniers 

Le sabotier 

Le braconnier 

Le garde 

Le personnage qui est le plus réussi sont les bûcheronnes car on ne sait pas si elles font partie du monde des humains ou du monde de la nature, elles sont à mi chemin entre les deux. Cela crée une atmosphère fantastique. On a l’impression que le travail est tellement acharné pour elles que l’on les voit presque plus que celles ci sont dévorées par la nature.

7/ La fonction des deux interrogations est d’accentuer la peur comme si le garde était une bête traquée. 

8/ On remarque dès le début du texte le champ lexical de l’enfer qui prépare l’image sanglant du garde qui se vide de son sang à la fin du texte après avoir été abattu par le braconnier : “La forêt flamboie”. Les changements de rythme provoquent la peur par l’accélération et évoquent l’agonie par des ralentissements.

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