Lecture analytique sur Maupassant, La main

Lecture analytique sur Maupassant, La main

Image par Free-Photos de Pixabay
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Les expansions du nom donnent des informations supplémentaires pour la description de la main. La description devient davantage précise. En effet, la description montre que Bermutier se rapproche au fur et à mesure. Il commence par regarder la main sans donner plus de détails : “c’était une main, une main d’homme” Ensuite il donne la couleur de la main, de l’état de la main : “une main noire desséchée”. Puis il rentre dans des détails beaucoup plus précis tels que les traces de sang, puis il parle aussi de la manière dont la main a été coupée : “des traces de sang ancien”, “sur les os coupés net, comme d’un coup de hache vers le milieu de l’avant-bras”. Tous ces détails donnent un sentiment de peur au juge car les détails sont tous péjoratifs. Cependant, avec le dialogue entre le juge et Bermutier, cela contraste car Bermutier lui explique la présence de la main sans aucune réaction. Il lui explique d’une manière qui montre qu’il a l’habitude de voir ça : “L’anglais répondit tranquillement”, “L’anglais prononça avec douceur”. Le fait que l’anglais réponde sans que cela ne le choque, fait penser qu’il peut être coupable de ce crime. En effet, si ce n’était pas lui qui avait commis ce meurtre, il aurait réagi différemment. De plus il explique que c’est la main de son ennemi : “C’été ma meilleur ennemi. Il vené d’Amérique.” Le narrateur opère un changement de rythme dans la deuxième partie. En effet, il crée une ellipse narrative pour passer des moments peu importants et accélérer le récit : “Une année entière s’écoula”. Cependant, il ralentit aussi le récit juste après pour montrer la longueur de la scène : “Une demi-heure plus tard”, “jamais”. Cela donne alors une impression d’étirement du temps.

L'analyse que le juge fait du cadavre de l’anglais ressemble fortement à une autopsie. En effet, il décrit le cadavre très précisément comme par exemple le fait qu’il soit étendu sur le dos, au milieu de la pièce. Il en tire aussi très rapidement une conclusion : “L’anglais était mort étranglé !”. De plus lors de la venue du médecin, lui aussi fait une autopsie amenant la même conclusion que le juge : “On dirait qu’il a été étranglé par un squelette”. Le lecteur lui aussi avait devancé le médecin. En effet, dès le début du texte, des indices étaient semés pour créer un climat de peur : “Non pas une main de squelette, blanche et propre”. On comprend alors, dans le dernier paragraphe qu’un frisson de fantastique naît. En effet, un suspense s’installe car la main qui était accrochée au mur a disparu et la chaîne assez forte pour “tenir en laisse un éléphant”, est brisée.  On ne sait donc pas si ce que nous raconte le narrateur est vrai laissant une hésitation entre le fait que cela soit réel ou bien que cela soit une histoire inventée de toute pièce.

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