Commentaire composé de la fable de La Fontaine La cigale et la fourmi

Commentaire composé de la fable de La Fontaine La cigale et la fourmi

I) La construction de la fable

1. Le schéma actantiel

“La Cigale, ayant chanté Tout l'été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue :” Ce passage présente  la situation initiale. Le personnage principal est en difficulté ce qui annonce au lecteur une problématique à résoudre.

“Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau.” Ce passage  insiste sur la pauvreté de la cigale à la venue de l’hiver et introduit donc la première péripétie.

“Elle alla crier famine Chez la Fourmi sa voisine, La priant de lui prêter

Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle.”  Cette partie de la fable constitue la première péripétie.

"Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l'Oût, foi d'animal, Intérêt et principal." Ce passage introduit le dialogue dans cette Fable, comme dans n’importe quel conte il y a un échange de paroles entre deux personnages.

“Que faisiez-vous au temps chaud ? Dit-elle à cette emprunteuse. - Nuit et jour à tout venant Je chantais, ne vous déplaise.- Vous chantiez ? j'en suis fort aise. Eh bien ! dansez maintenant.”  La fourmi refuse d’aider la cigale et en plus celle ci se moque de la cigale en reprenant l’expression populaire“ danser devant le buffet” ce qui signifie ne rien avoir à manger.

 

2. La gaieté   

“La Cigale, ayant chanté Tout l'été,” Ce passage pose un cadre joyeux, comme c’est l’usage dans les fables de La Fontaine. On peut dire que la gaieté est renforcée par l'hétérométrie de la fable qui captive le lecteur.

"Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l'Oût, foi d'animal, Intérêt et principal." Ce passage renforce la gaieté de cette fable car le dialogue apporte du mouvement au récit.

“Que faisiez-vous au temps chaud ? Dit-elle à cette emprunteuse. - Nuit et jour à tout venant Je chantais, ne vous déplaise. - Vous chantiez ? j'en suis fort aise. Eh bien ! dansez maintenant.” Il y a un rythme soutenu dans la fin de cette fable ce qui va continuer à donner une illusion de gaieté.

 

II) Une double morale

1. La première morale

 

“La Cigale, ayant chanté Tout l'été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue :”  Ce passage est l’objet de la première morale qui va expliquer que si l’on ne prend pas des précautions avec l’argent et que l’on s’amuse au lieu de travailler ou que l’on est trop dépensier, on est rattrapé par la pauvreté. 

“Pas un seul petit morceau  De mouche ou de vermisseau.” Cette phrase renforce le fait que la cigale n’a plus rien et suggère qu’elle va mourir de faim.

“Elle alla crier famine Chez la Fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle.” Ce passage continue à nourrir la première morale en  indiquant que l’on doit toujours faire attention avec l’argent sinon on sera dépendant d’autrui et obligé de mendier. 

“La Fourmi n'est pas prêteuse :” Cette phrase montre que même si l’on demande de l’aide à quelqu’un il n’est pas sur que cette personne accepte de nous aider.

 

2. La deuxième morale

“Elle alla crier famine Chez la Fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle.” Ce passage introduit la deuxième morale. La cigale implore la charité de la fourmi ce qui peut très bien être transposé à notre monde. En effet la charité est la première des vertus chrétiennes et l’unique commandement de Jésus qui a dit : “Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés” et “Aime ton prochain comme toi-même”. De plus le mot “saison” est très important car dans la Bible il est expliqué que l’homme est soumis à des cycles appelés saisons.

“La Fourmi n'est pas prêteuse : C'est là son moindre défaut.” La fourmi est avare mais c’est son plus petit défaut car elle n’est pas non plus charitable ce qui est extrêmement grave. Les conséquences du manque de charité de la fourmi seront d’une part la mort de la cigale qui n’aura pas été secourue, et d’autre part l’enfer pour la fourmi qui commet ici un péché capital, le péché l’avarice.

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