Commentaire composé sur Bel-Ami de Maupassant Chapitre 2, partie I, L’entrée de Duroy dans le monde

Commentaire composé sur Bel-Ami de Maupassant Chapitre 2, partie I, L’entrée de Duroy dans le monde

De «Il était un peu gêné, intimidé, mal à l'aise» à «d'une inconsciente comparaison peut-être, entre la coupe de leurs vêtements»

I) Un personnage qui manque de confiance en lui

 

Dès le départ on voit que le personnage a honte de lui “ il était un peu gêné, intimidé, mal à l’aise”. On voit aussi qu’il est très soucieux de son accoutrement  “l’ensemble de sa toilette l’inquiétait”. 

On voit encore une fois qu’il souffre d’un manque de confiance en soi : “il s'exagérait les imperfections, s'affolait à l'idée d'être grotesque.”

Le fait de voir quelqu’un de mieux habillé que lui le déstabilise comme au début du texte “Duroy se troubla de nouveau sans comprendre d'où lui venait cette vague émotion”.

Son manque de confiance en lui lui fait même éprouver de la peur “Par la crainte d’être ridicule”.

 

II) Un personnage orgueilleux

 

Cela montre qu’il veut être beau même sur les pieds, on voit que le personnage est très soucieux de son apparence. “il avait la coquetterie du pied”.

On remarque qu’après s’être observé dans le miroir le personnage devient orgueilleux “il reconnaissait que, vraiment, l'ensemble était satisfaisant.”

Il se complimente sans cesse, alors qu’avant il ne faisait que se lamenter sur ses vêtements “Sa tournure lui parut vraiment élégante. Il marchait bien. Et une confiance immodérée en lui-même emplit son âme.”

Il se félicite lui-même car il a ajusté sa moustache et sa chevelure d’une manière élégante « Voilà une excellente invention. »

 

III) Un personnage ambitieux qui joue un rôle

 

C’est un pauvre qui veut faire paraître aux autres qu’il est riche “par la chemise de quatre francs cinquante achetée le matin même au Louvre, et dont le plastron trop mince se cassait déjà. Ses autres chemises, celles de tous les jours, ayant des avaries plus ou moins graves, il n'avait pu utiliser même la moins abîmée.”

Le discours indirect libre nous permet d’accéder aux pensées du personnage et nous montre combien le narrateur est critique vis-à -vis de son personnage : “Certes, il réussirait avec cette figure-là et son désir d'arriver”. On voit qu’il essaye d’ailleurs de se mettre à leur place en les imitant. “Alors il s'étudia comme font les acteurs pour apprendre leurs rôles. Il se sourit, se tendit la main, fit des gestes, exprima des sentiments”.

On a l’impression qu’il rentre dans la peau d’un autre : “cette apparence fripée que prennent les vêtements d'occasion sur les membres qu'ils recouvrent par aventure.” Il est tellement pris dans ce désir de devenir un autre qu’en apercevant le miroir il vit l’homme qu’il aurait toujours voulu être, comme dans un dédoublement de personnalité : “Ils se trouvaient si près l'un de l'autre que Duroy fit un mouvement en arrière, puis il demeura stupéfait : c'était lui-même, reflété par une haute glace en pied”. 

 

Le personnage est ambitieux et la métaphore du dernier étage représente son ascension sociale qu’il souhaiterait voir arriver plus vite : «Il avait envie de courir, de sauter en gravissant le dernier étage».

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