Commentaire composé sur Bel-Ami de Maupassant Chapitre 5, partie I, La pièce de vingt francs

Commentaire composé sur Bel-Ami de Maupassant Chapitre 5, partie I, La pièce de vingt francs

De «En le quittant, elle demanda :"Veux-tu nous revoir après-demain ?» à «Je vais chercher un joint."»

I) Le portrait de Duroy

 

A début du passage nous découvrons le personnage comme étant lâche et menteur: "Veux-tu nous revoir après-demain ? - Mais oui, certainement” Il n'hésite pas à mentir pour obtenir ce qu’il veut, même si il doit tromper les sentiments : “ Puis il revint à grands pas, se demandant ce qu'il inventerait le lendemain, afin de se tirer d'affaire.” De plus Duroy est très orgueilleux car il n’accepte pas que que sa maîtresse lui fasse l'aumône : “ Puis, tout à coup, il devina, et une colère indignée le saisit”. Nous remarquons ensuite que Duroy ne peut s'empêcher de vivre au-dessus de ses moyens, cela est montré par le fait qu’il se permet de s’acheter des bières alors qu’il essaye de garder  le peu d’argent qu’il a : "“Les deux bocks de la soirée portèrent à neuf francs trente centimes sa dépense du jour.” La fin du passage renforce le caractère lâche du personnage qui va se préparer à expliquer à sa maîtresse qu’il ne veut pas dépendre d’une femme. Cependant le moment venu il ne lui dit rien et il laisse l’explication pour plus tard : “se promettait bien de faire nette tout de suite la situation. Il dirait à sa maîtresse”, "II sera bien temps tout à l'heure d'aborder la question. Je vais chercher un joint."

 

II) L’ironie

 

 

Dans ce passage le narrateur utilise le discours indirect libre pour nous donner accès aux pensées de Duroy : “C'était elle qui lui avait fait cette aumône. Quelle honte !” Duroy se sent insulté de cette aumône qui lui a été faite par amour, il décide de montrer son mécontentement à sa maîtresse le lendemain : “ Il jura : "Ah bien ! je vais la recevoir après-demain !  Elle en passera un joli quart d'heure !” Néanmoins, Duroy ayant besoin de cet argent et ne vas pas hésiter à en dépenser les trois-quarts pour ses propres intérêts tout en voulant rendre cet argent à sa maîtresse pour prouver qu’il n’a pas besoin d’elle tandis que c’est faux:  " Bah ! je vais déjeuner sur les vingt francs de Clotilde. Cela ne m'empêchera pas de les lui rendre demain." Cependant Duroy va très vite abandonner son désir initial de vouloir rendre l’argent. En effet tout d’abord il va utiliser l’argent pour manger car il a faim :   “Il déjeuna donc dans une brasserie pour deux francs cinquante”. Ensuite Duroy va utiliser l’argent pour rembourser une dette: “il remit encore trois francs à l'huissier”. Cependant après cela Duroy décide à nouveau de manger cette fois pour trois francs au lieu de deux francs cinquante et finalement il va utiliser l’argent pour s’acheter deux bières : “Les deux bocks de la soirée portèrent à neuf francs trente centimes sa dépense du jour.” De plus avec l’emploi du mot “emprunter” le narrateur insinue qu’il ne rendra jamais l’argent : “il emprunta encore six francs cinquante le lendemain sur les vingt francs qu'il devait rendre le soir même”. Le narrateur use de nouveau du discours indirect libre pour montrer les pensées de Duroy : “Il dirait à sa maîtresse”, “Je ne te les rends pas aujourd'hui parce que ma position n'a point changé, et que je n'ai pas eu le temps de m'occuper de la question d'argent.” Cette phrase est  ironique car il dit qu’il n’a pas eu le temps de chercher de l’argent tandis qu’il a passé deux jours à dépenser tout ce qu’il avait.

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