Commentaire composé sur Cinna de Corneille acte I scène 1

Commentaire composé sur Cinna de Corneille acte I scène 1

I) Un début in medias res

 

Tout d’abord, la scène débute avec le thème de la vengeance (vers 1), donc le spectateur en déduit qu’il y a eu un crime et attend donc davantage d’informations.

Nous arrivons directement dans un moment de très grande tension dès le vers 5, où le personnage n’étant plus maître de lui-même, parle à ses passions. Au vers 9, le personnage nous donne des informations contextuelles mais sans vraiment être celles que le spectateur attend, car même si elles indiquent le nom des personnages, elles les présentent en pleine action. Nous apprenons que le meurtrier de son père est Auguste, l’empereur romain, et également les circonstances violentes de son assassinat : “mon père massacré”.

 

II) Un monologue tragique

 

En premier lieu, la scène d’exposition évoque le sentiment de vengeance. De plus, c’est un monologue car le personnage d’Emilie est seul sur scène. Le personnage décrit sa douleur de manière tragique, suite au meurtre de son père. Le thème de l’aveuglement causé par la passion y est abordé dès le vers 4, cela marque la détermination du personnage d’Emilie, on devine qu’elle ne renoncera pas à sa vengeance. Le personnage d’Emilie est un également un personnage tragique car elle se fait dominer par ses passions : “Vous prenez sur mon âme un trop puissant empire”. Le personnage est confronté à un dilemme, hésitant entre son désir de vengeance et sa peur de perdre son amant : “et ce que je hasarde et ce que je poursuis”. La difficulté du choix est soulignée par le rythme binaire du vers 8.

L’imagination du personnage prend le dessus sur lui, et s’imagine le meurtre de son père comme s’il y avait assisté : “quand vous me présentez cette sanglante image”. L’idée de vengeance est renforcée grâce au champ lexical de la haine et de la violence, et également avec le  rythme binaire : “La cause de ma haine, et l’effet de sa rage”. L’allitération en [r] confirme le sentiment de rage du personnage et on passe d’un rythme binaire à un rythme ternaire, attirant l’attention du spectateur sur la répétition du mot “mort” au vers 16.

 

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