Résumé de Huis-clos de Jean-Paul Sartre

Résumé de Huis-clos de Jean-Paul Sartre

"Huis-clos" commence par un "valet" en uniforme qui introduit trois personnages dans une pièce dans un endroit non nommé et non spécifié. Un homme jeune à moyen, Joseph Garcin, est le premier à entrer et voit la pièce oppressante et sans air comme obsolète et laide. Des meubles lourds et démodés le dérangent, mais le voiturier n'offre pas le choix. Garcin se rend compte que les routines de base de l'existence terrestre cesseront ici. Le voiturier fait ensuite venir les habitants suivants : deux femmes qui arrivent aussi sans compréhension. Inez Serrano est à la recherche de son ancien compagnon "Florence". Estelle Rigault, plus jeune et plus glamour, semble déterminée à paraître à son meilleur et fait preuve d'airs de supériorité.

Chaque personnage a un canapé sur lequel s'asseoir et regarder les autres. La pièce chaude et trop lumineuse n'a pas de fenêtres ou de portes en dehors de celle verrouillée par laquelle le voiturier a disparu. Alors que les trois personnages commencent à se disputer la position et la domination, Garcin devient passif et laisse les femmes révéler des morceaux de vérité sur elles-mêmes. Il est clair qu'Inez, une lesbienne, s'intéresse agressivement à Estelle, qui s'agite sur son apparence avec un œil pour attirer Garcin. Les trois sont conscients qu'ils sont morts d'une maladie ou d'un accident et, dans le cas de Garcin, par peloton d'exécution, mais leur existence n'est pas terminée parce qu'ils ont une certaine conscience de qui ils sont et les conditions de ceux qu'ils ont laissés derrière eux les tourmentent.

N'acceptant pas encore son sort, Estelle voudrait croire qu'elle est là par erreur, mais Inez déclare clairement qu'ils ont dû être coupables d'actes terribles et qu'ils sont punis d'avoir à se faire face sans interruption dans le temps ou le lieu. Elle continue à poursuivre Estelle, qui se sent privée d'un miroir - il n'y en a pas en enfer. Inez offre alors ses yeux comme un miroir physique afin qu'Estelle puisse voir son reflet et avoir une preuve continue de son attractivité, mais l'attention repousse Estelle, qui continue d'incliner pour être remarquée par Garcin.

 

Les Histoires Des Personnages

Garcin conduit les femmes à révéler des détails qu'elles ont supprimés parce qu'elles ont eu de fausses opinions sur elles-mêmes. Garcin révèle d'abord comment il a trahi sa femme, citant la cruauté et l'infidélité comme les raisons pour lesquelles il est damné en enfer. Inez raconte son histoire : un triangle composé d'elle, de son cousin masculin et de sa femme Florence qu'Inez a séduite loin de son mari. Après sa mort accidentelle, les deux femmes ont vécu malheur ensemble jusqu'à ce que Florence, coupable, les gaze toutes les deux. Pendant ce temps, Estelle avoue qu'elle a trahi son mari riche et plus âgé avec un amant et qu'après une grossesse non désirée, elle a assassiné le bébé. Voyant sa petite fille tuée, Roger, l'amant désemparé d'Estelle, s'est tiré une balle au visage. Estelle est alors morte d'une pneumonie. Garcin donne enfin les détails les plus précis sur son propre tourment. En plus de traiter sa femme de manière misérable, il a été accusé de lâcheté lorsqu'il a essayé d'éviter de se battre pour son pays en fuyant au Mexique, a été arrêté, puis abattu pour lâcheté par un peloton d'exécution.

Les personnages ont la capacité de voir ce que font ceux qu'ils ont laissés derrière eux, et encore en vie, et leur comportement met particulièrement en colère Garcin et Estelle. Inès, par contre, revendique une indifférence totale.

 

Damnation éternelle

Au fur et à mesure que les histoires de leur vie terrestre se déroulent, les trois personnages continuent d'interagir douloureusement les uns avec les autres. Garcin est prête à s'engager physiquement avec Estelle et à répondre à leurs besoins, mais Inez dans sa frustration ne le permettra jamais, les tourmentant de son regard pénétrant et de jugement. Elle a souffert plus que les deux autres au cours de sa vie malheureuse. Garcin se tourne vers Inez pour un niveau plus élevé de compréhension de sa situation, preuve qu'il ne devrait pas être appelé lâchement, mais elle ne peut pas lui donner cette validation car elle n'a aucune considération pour lui en tant qu'homme. Chacun se rend compte que les liens qui les lient tirent les uns sur les autres sans fin. Ils ne peuvent jamais échapper aux autres, ni fournir ce dont les autres ont besoin. Ils en viennent à voir qu'ils ont tous été faux envers eux-mêmes et pour ceux qui les entourent dans la vie.

Ainsi, lorsque la porte s'ouvrira mystérieusement, ce qui lui donnera la possibilité de s'échapper, personne ne partira puisqu'il ne sait rien de ce qui est à l'extérieur pour eux. De plus, ils ont besoin d'être validés pour tous leurs actes, et parce qu'ils ne coopèrent pas, ils ne peuvent parvenir à aucun accord. Ils sentent seulement qu'il fait en quelque sorte plus chaud, ou pire, à l'extérieur, mais il n'y a pas de sens religieux d'un enfer autre que l'enfer de leur propre fabrication.

Avec une tension insoluble entre les femmes, Estelle, en colère, tente de poignarder, Inez qui, selon elle, l'empêche d'une relation avec Garcin. Cependant, il n'y a pas de blessure – pas de sang, rien – parce qu'Inez, comme les autres, est déjà mort. L'acte frustré d'Estelle amuse en fait Inez qui rit fort. Garcin met fin à l'action en disant aux femmes qu'elles devront toutes continuer du mieux qu'elles le peuvent, compte tenu de la façon dont elles se trouvent et de l'endroit où elles se trouvent.

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