La vérité sur le cas de M. Valdemar d'Edgar Allan Poe Résumé et explication

La vérité sur le cas de M. Valdemar d'Edgar Allan Poe Résumé et explication

 

Résumé

Préambule

Le narrateur reconnaît qu'il y a eu beaucoup de spéculations et de commérages concernant un événement auquel il a participé. Il exprime également son désir d'éclaircir l'air et de révéler les faits sur ce qui s'est passé. Il se présente comme un homme qui s'intéresse à l'hypnose au cours des trois dernières années et s'est demandé ce qu'il adviendrait d'une personne si elle était hypnotisée au moment de sa mort.

 

La sélection

Le mesmériste se souvient pourquoi il a choisi M. Ernest Valdemar comme sujet sur lequel tester ses techniques de fascinisation. Il avait hypnotisé Valdemar auparavant, Valdemar était toujours tombé facilement dans un état de transe, et Valdemar est nonchalant au sujet de sa maladie en phase terminale. Il n'a pas non plus de famille qui protesterait contre l'expérience. Valdemar écrit au mesmériste quand les médecins conviennent qu'il est sur le point de mourir. Après avoir entendu la nouvelle, le mesmériste apparaît à son chevet dans les quarante-cinq minutes pour commencer le processus d'hypnotisation.

 

Le processus

Le mesmériste parle aux médecins de Valdemar, et ils conviennent que ses poumons ont été pratiquement détruits par la tuberculose. La tuberculose est une maladie grave causée par une bactérie qui attaque les poumons. Les médecins s'accordent à dire que Valdemar est sur le point de mourir et partent pour la nuit. Le mesmériste est laissé seul avec Valdemar et ses infirmières. Il ne veut pas commencer la fascinisation sans témoins plus fiables, il attend donc que son étudiant en médecine me dise M. Theodore L—l peut être présent. Le lendemain soir, M. L—l observe et prend des notes. Le mesmériste met Valdemar dans l'hypnotisation après s'être entretenu avec les médecins une fois de plus.

 

Les effets

Valdemar tombe rapidement dans un état hypnotisé parfait. Sa respiration était autrefois forte et tendue. Il tombe maintenant tranquillement, et il n'est perceptible que lorsqu'il embrume un miroir placé sur les lèvres de Valdemar. À ce stade, il a l'air parfaitement immobile mais pas mort. Les médecins sont étonnés qu'il ne soit pas encore mort. Le mesmériste lui demande s'il ressent de la douleur, et il dit non et qu'il est en train de mourir. Ils décident de le laisser intact dans cet état jusqu'à ce qu'il meure naturellement, ce qui, selon eux, devrait se produire à tout moment. Son corps change sensiblement sous leurs yeux, et sa langue noire pend de sa bouche ouverte. Ils présument qu'il est mort, mais ensuite il tente de parler, et sa voix semble surnaturelle et creuse. Valdemar leur dit qu'il est mort. Ils se remettent de l'horreur et vérifient ses signes vitaux, qui indiquent tous que son corps est mort. Pourtant, sa langue continue de bouger comme s'il essayait de parler. Il reste dans cet état pendant sept mois.

 

Le réveil

Le mesmériste et les médecins décident de réveiller Valdemar pour voir ce qui va se passer. Les yeux de Valdemar commencent à fuir un liquide fétide lorsque le mesmériste tente pour la première fois de le réveiller. Le mesmériste demande à Valdemar ce qu'il ressent ou désire, et il dit qu'il veut être réveillé ou endormi parce qu'il est mort. Le mesmériste le réveille et suppose qu'il se réveillera à la conscience. Au lieu de cela, il crie qu'il est mort et se désintègre en une masse pourrie et gluante.

 

Analyse

Construction des faits

Le premier paragraphe établit les "faits" de l'histoire et crée une base de réalisme qui accentue les horreurs à venir. L'histoire est de la fiction, mais les lecteurs de l'époque n'étaient pas au courant du genre. Le cadre et le langage réalistes ont convaincu beaucoup de gens qu'il s'agissait d'un véritable rapport médical. Le mesmériste commence par reconnaître que le public a spéculé et bavardé sur un événement qui s'est produit. Il affirme qu'il veut essentiellement remettre les pendules à l'heure en donnant les faits de l'affaire. Il dit que l'événement implique l'expérimentation de techniques de fascination et de mort, mais il ne fait pas allusion à quoi que ce soit de surnaturel ou d'horrible. Il continue plutôt à construire du réalisme à travers un langage spécifique et technique. Il décrit Valdemar comme l'organisateur de "Bibliotheca Forensica", ce qui est une façon spécialisée de dire qu'il a mis sur pied une "bibliothèque d'enquête". En utilisant un langage élevé, il renforce sa crédibilité en tant qu'homme à l'esprit scientifique qui pourrait être capable de mener des expériences d'hypnose.

Le mesmériste n'est jamais directement désigné comme scientifique ou médecin, mais il garde la compagnie de ces professionnels et est capable de parler leur langue. Il se rend dans la chambre de Valdemar et parle avec les médecins D et F de la condition physique de Valdemar. Il résume l'état de Valdemar, décrivant comment "le poumon gauche avait été pendant dix-huit mois dans un état semi-osseux ou cartilagineux, et était, bien sûr, entièrement inutile à toutes fins de vitalité". Ces descriptions spécifiques et techniques des poumons de Valdemar reflètent la familiarité du mesmériste avec la terminologie médicale et donnent de la crédibilité à son caractère. Ils renforcent également le réalisme de l'histoire.

Le mesmériste met tout en œuvre pour étayer son histoire. Il décrit sa relation avec les médecins et continue d'utiliser un langage médicalement spécifique jusqu'à ce que les effets de la hypnotisation soient décrits. Il affirme avoir consulté les médecins à plusieurs reprises avant d'effectuer la fascinisation. Il veille même à ce qu'un étudiant en médecine soit témoin de l'expérience et enregistre tout ce qui se passe. Les médecins, les étudiants en médecine et les infirmières semblent d'abord être des personnages périphériques. Pourtant, ils sont stratégiquement positionnés dans l'histoire pour soutenir le personnage du mesmériste. Il ne se contente pas de raconter sa version de l'histoire. Il essaie de prouver qu'il y avait plusieurs témoins crédibles à l'appui de ses affirmations. L'histoire est présentée comme une affaire judiciaire, et les personnages secondaires servent de témoins de caractère pour améliorer la crédibilité des "faits" du mesmériste. Le mesmériste utilise ces techniques spécialisées pour renforcer sa crédibilité, mais en fin de compte, sa fiabilité en tant que narrateur ne peut être validée. Le lecteur n'obtient sa version des événements que puisqu'aucun autre témoignage de caractère n'est donné. Il est donc impossible de savoir s'il dit la vérité.

 

Crédibilité au sein de l'horrible

Les détails deviennent plus surnaturels après l'hypnotisation. Le mesmériste maintient toujours sa méthode de construction de la crédibilité en décrivant continuellement ses interactions avec les témoins. Il explique également en détail chaque interaction qu'il entretient avec Valdemar. Valdemar dit au mesmériste qu'il dort mais qu'il est en train de mourir alors qu'il est dans l'état hypnotisé. Le Mesmerist relate méticuleusement ce qui arrive à l'état physique de Valdemar. Il écrit : « Les yeux se roulèrent lentement, les pupilles disparaissaient vers le haut. » La bouche de Valdemar s'ouvre, « laissant la bouche largement étendue et divulguant en pleine vue la langue gonflée et noircie ». Le Mesmerist catalogue ce qui arrive à chacune des caractéristiques faciales de Valdemar au lieu de déclarer carrément que Valdemar semble mort. Il le fait pour que les lecteurs puissent voir la mort de Valdemar par eux-mêmes. Le mesmériste ne dit pas au lecteur quoi penser mais fournit plutôt suffisamment de détails pour qu'il puisse arriver à ses propres conclusions.

Le mesmériste reconnaît que les événements suivants seront difficiles à croire pour les lecteurs, mais que c'est son "affaires, cependant, simplement de procéder". Il renforce la crédibilité et la crédibilité en admettant que son histoire est invraisemblable et que son but est de donner les faits. Sa langue soutient également sa crédibilité. Son langage reste celui d'un scientifique intéressé plutôt que d'un relateur émotionnel, même après que les événements deviennent plus horribles et d'un autre monde. Tout le monde suppose que Valdemar est mort, mais il parle et "M. L—l...swooned... Je ne prétendrais pas rendre intelligible pour le lecteur." Le mesmériste admet l'horreur du moment par l'intermédiaire de M. Les réactions de L—l et des infirmières, mais il ne révèle pas la même réponse émotionnelle en lui-même. Il passe sous silence son propre état émotionnel parce que son but est de fournir les faits et s'écarter de cet objectif entraverait sa crédibilité en tant que narrateur.

L'état sobre du mesmériste se voit à nouveau lorsqu'il réveille enfin Valdemar et qu'un "écoulement d'un ichor jaunâtre (sous les paupières) d'une odeur piquante et très offensive" s'échappe des yeux de Valdemar. Le mesmériste décrit les derniers moments du processus de hypnotisation-éveil au lieu de décrire son propre état émotionnel ou réaction pendant cette période. C'est à nouveau le cas après le moment culminant où Valdemar se réveille de l'état hypnotisé juste assez longtemps pour crier qu'il est mort, puis se dissout. Le mesmériste ne s'attarde pas sur ce qu'il ressentait ni sur les implications de la mort de Valdemar. Il commente plutôt les caractéristiques observables du liquide qui était autrefois le corps de Valdemar.

 

La lutte entre l'humanité et les éléments incontrôlables de la nature

La résistance à la mort est un thème commun tout au long de l'histoire, mais la lutte entre l'humanité et les éléments incontrôlables de la nature est le thème fondamental, et la nature gagne toujours. Le mesmériste représente le désir de l'humanité de vaincre la nature. Sa quête la plus définitive est de vaincre la mort par des techniques scientifiquement dérivées. Le mesmériste croit que la science est un puissant outil artificiel qui, il l'espère, pourra surmonter les problèmes les plus menaçants qui découlent de la nature. Cette idée est soulignée lorsque le mesmériste décrit M. L'état décrépit de Valdemar quelques instants avant sa mort. La maladie avait causé M. Les poumons de Valdemar se détériorent et se durcissent, le rendant essentiellement incapable de respirer. C'est cette condition qui conduit à M. La mort de Valdemar, et elle représente les effets cruels de la nature. Les humains mourront toujours inévitablement, que ce soit de maladie, de maladie ou de vieillesse.

Le mesmériste utilise ses techniques pour hypnotiser Valdemar au moment de sa mort, et le processus de mort de Valdemar est arrêté. Le mesmériste croit temporairement qu'il a vaincu la mort à lui seul. Puis il se rend compte que ce qu'il pensait être une cessation complète du processus de mort n'a fait que le prolonger. Les techniques du mesmériste font finalement souffrir davantage à Valdemar que si le mesmériste lui avait permis de mourir naturellement. Le mesmériste croyait à l'origine qu'il avait vaincu la mort, mais il découvre rapidement que l'interférence avec la nature a des conséquences inattendues et souvent désastreuses.

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