Léviathan de Hobbes Résumé et explication

Léviathan de Hobbes Résumé et explication

Dans "Léviathan", Thomas Hobbes livre une façon de penser à la nature humaine et à la société qui, selon lui, révèle des vérités politiques qui assureront la paix civique. Il présente son argument politique en trois parties.

 

Partie 1 : De L'homme

Hobbes se concentre sur la nature des gens et discute des principaux points de l'argument qu'il développera dans les autres sections du livre. En utilisant "Man" comme point de départ, Hobbes s'efforce de se connecter avec son public en utilisant un sujet pertinent. Il explore les qualités humaines qui distinguent les gens des autres animaux, en particulier en ce qui concerne leur capacité à raisonner et à utiliser la communication verbale. Il énumère les vertus et les défauts humains communs et explique comment la curiosité et la créativité humaines ont conduit à la culture dans la société humaine, en particulier aux développements de la science et de la religion. Parce que les humains ont déterminé qu'un état de paix est précieux pour une vie plus longue et satisfaisante, ils ont utilisé la raison pour trouver des moyens d'assurer une telle stabilité sociale : créer un contrat social de lois ancré dans une structure gouvernementale.

 

Partie 2: Du Commonwealth

Hobbes explique les différents types de Commonwealth, exprimant ses propres préférences pour lesquelles il croit avoir plus de succès. Hobbes est minutieux dans son énumération des éléments nécessaires au bon fonctionnement d'un Commonwealth, et il explique la fonction, illustrant comment les parties d'une telle structure gouvernementale correspondent aux parties du monstre, le Léviathan. Il prend également le temps de considérer les éléments de la société humaine qui menacent le Commonwealth et la manière de les traiter. La plus grande menace de tous pour un Commonwealth, estime Hobbes, est la guerre civile, et il est tout à fait direct en fournissant des conseils sur la façon d'éviter une telle catastrophe.

 

Partie 3: D'un Commonwealth chrétien

Hobbes affirme au début du Léviathan que le chemin le plus sûr vers la paix est une société fondée sur des principes chrétiens, et cette discussion fait l'objet de la partie 3, D'un Commonwealth chrétien. La connaissance approfondie de la Bible par Hobbes est évidente dans son analyse détaillée de ses concepts. Il est particulièrement important pour Hobbes de prouver qu'une vie de foi chrétienne dévouée est compatible avec une vie de raison. Les quatre derniers chapitres de la partie 3 sont parfois traités séparément comme une partie 4, Du Royaume des Ténèbres. Dans ces chapitres, Hobbes discute des forces mondaines qui corrompent dans le secteur religieux, en particulier dans l'Église catholique romaine, qui créent un "royaume des ténèbres" sur Terre. En tant que partisan de l'illumination par la raison, Hobbes met en garde contre les charlatans qui tentent de manipuler les gens en les terrifiant par des menaces de démons.

 

Guerre

Hobbes postule que l'homme, né dans un état naturel, en dehors de la société humaine, serait dans un état de guerre ou de concurrence perpétuelle. Vivre dans un tel état serait terrifiant, et la vie elle-même risquerait constamment d'être écourtée. Sans lois sociétales, il n'y aurait pas de limite aux libertés personnelles, mais il ne pourrait pas non plus y avoir de bien ou de mal, ce qui signifie qu'il n'existerait pas de sécurité contre les actions des autres agissant dans leur propre intérêt. Il est essentiel à l'argument de Hobbes que cette idée de "l'homme naturel" est clairement établie afin que nous comprenions l'impératif bénéfique de créer le contrat social "artificiel".

 

Paix

Aussi naturelle que soit la nature belligérante de l'homme, il est également naturel pour les êtres humains de désirer la paix. Hobbes explique que les gens, étant rationnels, acceptent de renoncer à certaines de leurs libertés naturelles afin d'éviter les horreurs de la concurrence violente. Dans cet effort pour assurer la paix et une vie plus longue, ils établissent un contrat social mutuellement convenu par tous les membres de cette société. Hobbes va encore plus loin en affirmant que ce n'est qu'en renonçant à certaines libertés et en acceptant de respecter les lois fondées sur la raison d'un contrat social que les gens peuvent se voir garantir une vie significative et la possibilité d'une culture.

 

Autorité civique versus autorité ecclésiastique

L'autorité ecclésiastique (l'autorité de l'Église) doit, selon Hobbes, être subordonnée à l'autorité civique (l'autorité d'un État souverain) afin d'empêcher les guerres civiles basées sur des interprétations différentes des écrits religieux. Comme une personne ne peut pas servir deux maîtres, le souverain du Commonwealth est la seule autorité à laquelle les sujets doivent être absolument obéissants. En adhérant aux lois et aux principes de la foi, il faut être sûr de respecter également les lois de l'État.

Écrire commentaire

Commentaires: 0