Discours sur la méthode de Descartes Résumé et explication

Discours sur la méthode de Descartes Résumé et explication

 

La supériorité de la philosophie syncrétique

René Descartes adopte une approche syncrétique pour développer sa méthode personnelle. Une méthode ou une philosophie syncrétique prend des morceaux de diverses autres méthodes et philosophies plutôt que d'adopter une méthode entière. Dans la partie 2, Descartes décrit comment sa méthode d'enquête syncrétique est supérieure : "par ce moyen, j'emprunterai tout ce qu'il y a de mieux en analyse géométrique et en algèbre, et je corrigerai tous les défauts de l'un au moyen de l'autre."

Le contraire d'une philosophie ou d'une méthode syncrétique est monolithique, puisant dans une seule source. C'est le genre de philosophie que Descartes critique lorsqu'il se plaint des "écoliers" et de ceux qui n'apprécient que les connaissances que l'on trouve dans les "vieux livres". Leur habitude de mémoriser et d'analyser ce que d'autres ont déjà dit implique peu de pensée individuelle et indépendante, selon Descartes. Pendant son temps, la source faisant autorité était les œuvres d'Aristote. L'autorité d'Aristote était farouchement protégée à la fois par l'Église catholique et par les gouvernements de pays catholiques tels que la France natale de Descartes.

 

S'appuyer sur la raison, pas sur les sens

Bien que la phrase n'apparaisse qu'une seule fois dans Discours sur la méthode, Descartes mentionne fréquemment la "lumière naturelle" de la raison dans ses Méditations sur la première philosophie. La raison par opposition à la sensation et à l'imagination joue également un rôle clé dans Discours sur la méthode. Dans la partie 2, Descartes dit qu'il « s'est peu à peu libéré de nombreuses erreurs qui peuvent assombrir notre lumière naturelle et nous rendre moins capables d'écouter la raison ». Ce n'est qu'en écoutant la raison, croit-il, qu'il peut découvrir des vérités.

Descartes qualifie la dépendance à l'expérience des sens et de l'imagination d'erreur. Les conclusions des sens et de l'imagination, affirme-t-il, peuvent être mises en doute parce qu'elles sont parfois trompeuses, comme dans les hallucinations, les illusions et les rêves. Aucune vérité certaine ne peut être découverte sur la seule base de la sensation et de l'imagination.

La raison, d'autre part, peut découvrir certaines vérités lorsqu'elle n'est pas encombrée par des idées incertaines issues de la sensation et de l'imagination. Ainsi, Descartes pense à la raison comme une pensée plus "pure" à partir de laquelle certaines vérités éternelles peuvent être discernées. Deux exemples de déclarations indubitables que Descartes révèle à la lumière de la raison sont "Je pense, donc je suis" et "Dieu existe".

 

Douter de tout pour savoir quelque chose

Descartes est célèbre pour sa méthode de doute, dans laquelle il remet systématiquement en question chacune de ses croyances : "J'ai résolu de prétendre que toutes les choses qui m'entraient à l'esprit n'étaient pas plus vraies que les illusions de mes rêves." Dans ses œuvres, il utilise une variété de métaphores pour illustrer le fonctionnement de sa méthode. Dans Discourse on Method, il parle de démolir toute une maison, une métaphore pour jeter tout son système de croyances, pour le reconstruire, peut-être en utilisant certains des vieux matériaux, en particulier les croyances qui s'avèrent certaines.

Il est important que le but de Descartes soit toujours de retrouver et de reconstruire les connaissances. Il ne s'arrête pas après avoir douté de toutes ses croyances, se distinguant des sceptiques dévoués. Bien que Descartes doute de ses sens, il ne néglige pas de façon permanente et totalement tout ce qu'il perçoit. Cependant, le sceptique grec antique Pyrrho aurait complètement refusé de croire ses sens, au point qu'on dit qu'il s'est presque fait tuer en ignorant les dangers qu'il percevait.

Cependant, même avec son intention de finalement lever tout doute, certains contemporains de Descartes ont critiqué son scepticisme comme excessif. Dans une objection aux Méditations de Descartes, Pierre Gassendi (1592-1655) se plaint que Descartes aurait pu faire valoir son point de vue en notant seulement l'imperfection du raisonnement humain plutôt qu'en supposant que chaque croyance soit fausse jusqu'à preuve du contraire.

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