Le Prince de Machiavel Résumé et explication

Le Prince de Machiavel Résumé et explication

 

Résumé

Le Prince est un manuel sur la façon de gouverner efficacement. Machiavel adresse ce conseil au souverain de Florence, Lorenzo di Piero de Médicis, membre d'une famille noble de l'Italie de la Renaissance. Pour étayer son argument en faveur de la façon dont un prince efficace devrait gouverner, Machiavel indique des dirigeants prospères de l'histoire dont le comportement a suivi les suggestions du Prince.

Avant de donner son conseil, Machiavel décrit soigneusement de nombreuses distinctions. Celles-ci traitent de la façon dont le domaine d'un prince peut être structuré et de la manière dont un prince peut acquérir son domaine. Les distinctions occupent une place importante dans l'explication de Machiavel du succès ou de l'échec des dirigeants historiques, qui à leur tour déterminent ce qu'il juge être un bon conseil pour un prince. Machiavel soutient que tous les gouvernements sont soit des principautés (domaines gouvernés par une seule personne), soit des républiques (domaines gouvernés conjointement par des citoyens). De son propre aveu, aucun des conseils ne vise à expliquer comment une république peut être gouvernée avec succès. Tout ce qu'il dit au sujet des républiques concerne la manière dont un prince devrait les traiter en tant que dirigeant d'une principauté.

En général, les règles suggérées par Machiavel sont simples : un prince efficace fait ce qui est nécessaire pour assurer la prospérité et la sécurité de l'État, même lorsque ce qui est nécessaire implique d'agir d'une manière généralement considérée comme immorale. Machiavel conseille au prince de ne pas s'écrocher sur la voie d'une gouvernance efficace. Les règles de Machiavel couvrent les activités législatives, exécutives, militaires et diplomatiques. Il n'est pas fait mention de la manière dont un prince devrait mener sa vie personnelle. En effet, Machiavel donne l'impression qu'il n'y a pas de tel pour un prince. Au lieu de cela, Machiavel déclare que tout le temps d'un prince devrait être consacré à gagner la gloire pour lui-même en élargissant son domaine et en le gouvernant avec prospérité.

La gamme d'exemples historiques du Prince s'étend de l'ancienne Perse, de la Grèce et de Rome à d'autres régions d'Europe à l'époque de Machiavel. Machiavel fournit des exemples de comportement à la fois efficace et inefficace de chacune de ces périodes. Il s'efforce de traiter des exemples qui pourraient donner des raisons de douter de l'universalité de ses conseils.

Vers la fin du Prince, Machiavel concentre ses observations et ses conseils sur les dirigeants de Florence. Il affirme que les princes italiens n'ont pas réussi à gouverner avec stabilité et prospérité, parce qu'ils ont agi contrairement aux meilleures pratiques décrites dans son livre. Ils n'ont pas suivi les exemples donnés par les grands dirigeants tout au long de l'histoire. S'adressant à Lorenzo di Piero de' Medici et à sa famille, Machiavel affirme que l'Italie peut redevenir grande si les dirigeants ne suivent que les leçons du Prince.

Machiavel se considérait comme un homme politique et un historien, et non comme un philosophe. Cependant, Le Prince présente une position philosophique fondamentale : que la fonction d'une principauté est de se perpétuer et de se défendre. Tout ce que Machiavel conseille est basé sur cette hypothèse.

 

Classe

La classe est avant tout une question de naissance d'une personne. Les nobles naissent nobles et les roturiers naissent communs. Les intérêts de ces deux classes sont et seront toujours en conflit. Un prince doit éviter autant que possible la haine des deux.

Un prince doit se préoccuper principalement des roturiers. Parce que les roturiers sont plus nombreux que les nobles, leur haine est plus dangereuse pour la stabilité de l'État que la haine des nobles. Cette contrainte figure fortement dans tous les arguments de Machiavélique concernant le comportement d'un prince efficace.

 

Praticité

Le Prince ne décrit pas une utopie politique. Machiavel soutient que le prince efficace fait face au monde tel qu'il est et y adapte son comportement, plutôt que d'essayer de forcer le monde à s'adapter à des principes idéalistes.

Une partie de cette pratique implique une image des êtres humains comme étant principalement motivés à maximiser les avantages pour eux-mêmes et à minimiser les dommages pour eux-mêmes. Cette théorie de la nature humaine indique comment le prince efficace peut éviter la haine de ses sujets et assurer leur obéissance.

 

Leçons d'histoire

Les princes efficaces devraient modeler leur comportement sur les dirigeants de l'histoire qui ont atteint la grandeur et gouverné des domaines stables et prospères. Machiavel déclare que chaque détail, du mouvement des troupes au combat à la conduite des affaires politiques, doit être modélisé de cette manière.

Machiavel avertit que les nouvelles méthodes non testées par d'autres ont une chance incertaine de succès et sont susceptibles d'être considérées avec suspicion par les sujets d'un prince. La nature humaine rend les gens hésitants à soutenir des actions dont ils ne sont pas sûrs qu'elles leur seront bénéfiques. Ils sont susceptibles de défendre des actions qui leur ont bénéficié (ou du moins ne leur ont pas fait de mal) dans le passé.

 

Mal nécessaire

Un mal nécessaire est une action qui est immorale mais qui doit être faite pour des raisons pratiques. Machiavel conseille fréquemment que le prince efficace ne devrait pas s'inquiéter de faire les mauvaises choses qui sont nécessaires pour préserver son état. Les types de mal auxquels Machiavel se réfère sont principalement des actes de cruauté et de tromperie. Tout au long du Prince, Cesare Borgia et son père, le pape Alexandre VI, sont donnés comme exemples de la façon dont la cruauté et la tromperie peuvent être utilisées de manière appropriée pour gagner et maintenir le territoire.

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