A l'ouest rien de nouveau de Remarque Explication

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Guerre moderne

Auparavant, de nombreuses œuvres littéraires sur la guerre mettaient l'accent sur ses aspects idéalistes, tels que l'honneur, la gloire et le patriotisme. La Première Guerre mondiale a introduit un arsenal de nouvelles armes puissantes, telles que du gaz moutarde et des mitrailleuses, qui pourraient infliger du carnage à un niveau de masse.

A l'ouest rien de nouveau décrit les effets physiques uniques de la Première Guerre mondiale avec des détails sans faille avec ses nombreuses descriptions graphiques d'horribles blessures de guerre et de cadavres décimés. Il se concentre également sur les conditions physiques souvent négatives auxquelles les soldats doivent faire face dans leurs camps lorsqu'ils reviennent des lignes de front.

De plus, le roman offre une représentation inébranlable des effets psychologiques néfastes de la guerre sur ses soldats.Remarque décrit comment le fait d'assister à la mort à ce niveau affecte la santé mentale et le bien-être émotionnel des soldats. Paul Bäumer et ses camarades deviennent profondément aliénés d'eux-mêmes, de leur pays et de leurs familles alors qu'ils tentent d'amortir leurs émotions afin de simplement survivre au jour le jour. D'autres soldats deviens fous ou désertiques.

 

La génération perdue

Dans les années 1920, l'écrivaine américaine Gertrude Stein a dit à Ernest Hemingway que lui et d'autres membres de sa génération qui ont atteint l'âge adulte pendant la Première Guerre mondiale étaient une "génération perdue". Paul Bäumer s'inquiète souvent tout au long du roman que sa génération soit irrévocablement "perdue" à cause de leur expérience de la guerre. Lui et ses amis se sont enrôlés dans l'armée tout droit sortis du lycée, et toute leur vie d'adulte a été consumée par la bataille. Ils n'ont pas de carrière ou de famille vers lesquelles retourner à la fin de la guerre, et leurs expériences pendant la guerre garantissent qu'il sera difficile, au mieux, de s'adapter à la vie civile. Les hommes sont également laissés à réfléchir à ce à quoi leur expérience dans les tranchées était bonne, en particulier parce que la guerre à laquelle ils ont combattu n'était pas nécessairement une guerre à laquelle ils croyaient. Leur avenir se sent tout aussi perdu que leur passé.

 

Patriotisme

La Première Guerre mondiale commence, à certains égards, comme un acte de patriotisme : l'idée qu'une identité nationale est liée aux identités individuelles de son peuple. Paul Bäumer et ses amis rejoignent également l'armée sur la base de cette idée. Cependant, les horreurs de la guerre subvertissent rapidement cette idée de patriotisme alors que la guerre devient de moins en moins une question de pays et de plus en plus de survie individuelle. En fin de compte, Paul se rend compte que les véritables ennemis ne sont pas les soldats opposés, mais les gouvernements puissants qui sacrifient les soldats individuels sur les offres de pouvoir et de gloire.

 

Camaraderie

Bien que la représentation globale de la guerre dans le roman en soit une d'horreur, de déshumanisation et de mort, la camaraderie entre PaulBäumer et ses camarades est la seule lueur d'espoir qui les maintient tout au long de la terrible épreuve de la guerre. Leur expérience collective les lie d'une manière intense que les amis civils et la famille ne pourront jamais toucher ou comprendre, parce que la majorité de leur expérience partagée est une expérience de souffrance et de survie intenses. L'humanité de Paul brille au-delà de ses émotions amorties lorsqu'il parle de ses amis ou qu'il montre de la compassion à une nouvelle recrue. Paul éprouve également de l'empathie, ou une reconnaissance de la souffrance d'autres personnes, à des moments surprenants du roman, y compris aux prisonniers russes, à un soldat français qu'il tue et aux patients dans un hôpital militaire.

 

Empathie versus aliénation

En réponse à la brutalité de la guerre, les soldats luttent entre l'empathie (leur capacité à ressentir de la compassion pour la souffrance des autres) et l'aliénation (être coupés du reste de l'humanité et d'eux-mêmes). Les soldats doivent souvent se déconnecter de leurs propres émotions afin de survivre aux horreurs qu'ils éprouvent et à la menace constante d'être blessés ou tués. Ils en viennent à se sentir aliénés de leur famille et de leurs amis, et perdent tout espoir pour l'avenir. Cependant, il y a des éclairs d'empathie. Les soldats se lient d'amitié et s'occupent du bien-être les uns des autres. Paul Bäumer, qui est profondément désillusionné par la guerre, exprime souvent son aliénation. Néanmoins, il agit avec empathie à de nombreuses reprises, par exemple en réconfortant un ancien camarade de classe qui meurt de ses blessures de guerre.

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