Analyse de Hamlet de Shakespeare

Analyse de Hamlet de Shakespeare

 

La mortalité

Pour une pièce qui est souvent représentée par l'image de Hamlet contemplant le crâne de Yorick dans la scène du cimetière, il n'est pas surprenant que Shakespeare utilise la mortalité comme thème central. Il se manifeste de plusieurs façons : le fantôme du père de Hamlet ; la contemplation du suicide par Hamlet et le suicide d'Ophélie ; la tendance de Hamlet à s'habiller en noir (du moins dans les premières scènes) ; la performance des joueurs de The Murder of Gonzago ; les fossoyeurs, la tombe et les funérailles ainsi que le crâne dans la scène du cimetière ; et les nombreux décès dans la scène finale de la pièce.

Mais que dit Shakespeare de la mortalité dans sa présentation ? Principalement, il explore le concept dans le cadre du cycle de la vie, en le regardant à la fois d'un point de vue religieux et laïque.

 

Vérité contre tromperie

L'idée de vérité contre tromperie, qui est parfois exprimée davantage comme réalité que comme apparence, est répandue dans Hamlet. Ce thème se déroule de manière majeure ; la manière trompeuse dont Claude est arrivé au pouvoir sous-tend toute la pièce. Et il est également développé de plus petites manières ; le fait que Polonius soit prêt à répandre des rumeurs sur Laertes pour enquêter sur son comportement en France nous en dit long sur la nature des relations de Polonius avec ses enfants.

La pièce présente de nombreux personnages qui prospèrent sur la tromperie (Polonius, Claudius), et de nombreuses situations qui évoluent à cause de la tromperie (la mort de Poronius quand il tente d'écouter Gertrude et Hamlet).

Chaque scène et chaque acte contiennent des exemples, tels que :

La présence du fantôme - comme témoin de la vérité ou comme fruit de l'imagination de Hamlet

La présence de Rosencrantz et de Guildenstern – et leur véritable mission – à Elsinore

La motivation de Claudius à amener Rosencrantz et Guildenstern à Elsinore

L'existence même de Claude

La compagnie des joueurs

Hameau mettant en place une "disposition anti-antique"

 

Pensée versus action

Une vie de pensée versus une vie d'action est un thème tissé tout au long de la pièce. Bien que Hamlet semble être un homme de pensée à travers une grande partie de la pièce, à la fin il trouve un équilibre entre les deux. Cela suggère que la dernière idée de Shakespeare sur le sujet est que la meilleure approche de la vie établit un équilibre entre la pensée et l'action.

Dès le début, Laertes et Fortinbras sont tous deux des foils pour Hamlet. Alors que Hamlet pense d'abord profondément avant toute action, Fortinbras semble enclin à agir avant toute réflexion. Laertes, comme Fortinbras, veut prendre des mesures immédiates pour venger la mort de son père et n'a aucun doute qui pousse Hamlet à retarder sa vengeance contre Claude.

 

La folie

La folie est un thème exploré dans Hamlet, en particulier en ce qui concerne Hamlet, Ophélie, et peut-être même Claude (si l'on considère l'égomanie comme une forme de folie). Il est également intéressant de noter que la folie va de pair avec la vérité contre la tromperie parce que la question de savoir si la folie de Hamlet est réelle ou feinte reste une question ouverte tout au long de la pièce.

 

La vengeance

La vengeance est un thème important dans Hamlet et un catalyseur de nombreux événements de l'intrigue. Plusieurs personnages cherchent à se venger :

Le fantôme du père de Hamlet veut que Hamlet venge sa mort.

Laertes veut venger à la fois la mort de Polonius et d'Ophélie.

Fortinbras veut se venger de la mort de son père et de ses pertes militaires.

Parmi les personnages qui jouent un rôle important dans l'action vengatrice, Fortinbras est le seul à ne pas mourir en conséquence directe. On pourrait dire que la mort de Hamlet était moins le résultat de sa propre action (ou tentative d'action) et inévitable parce que Claudius et son besoin de protéger sa position étaient la force derrière cette série d'événements. On pourrait soutenir que les actions de Claude auraient pu entraîner la disparition de Hamlet, peu importe ce que Hamlet a décidé de faire au sujet de la supplication du fantôme.

Hamlet et Fortinbras grandissent tous deux malgré - ou peut-être à cause - des actions vengeresses qu'ils entreprennent ou tentent d'entreprendre. Cependant, on ne pourrait pas dire la même chose de Laertes, à moins que la sagesse de dernière minute par laquelle il demande et étend le pardon ne compte. Et, en fin de compte, avec le carnage de la scène finale si poignant, Shakespeare pourrait plaider en faveur de l'inutilité de la vengeance, mais cela pourrait aussi être un point de vue du XXIe siècle superposé sur un drame du XVIIe siècle.

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