Discours de métaphysique de Leibniz Résumé

Discours de métaphysique de Leibniz Résumé

 

Meilleur monde possible

C'est l'idée que le monde est le meilleur de toutes les alternatives possibles. À première vue, cela semble contre-intuitif à cause du mal - la souffrance et la méchanceté - qui se produit constamment dans le monde. Sûrement, on peut imaginer un monde possible exempt de mal et de désordre. Leibniz plaide contre cela en suggérant qu'aucun monde alternatif possible ne peut être meilleur que celui qui existe réellement.

Les humains ont une intelligence et une connaissance limitées par rapport à Dieu, soutient Leibniz. Par conséquent, ils ne peuvent pas connaître les répercussions d'un monde alternatif. Pour illustrer le point de vue de Leibniz, le lecteur peut imaginer un monde dans lequel la mort n'existe pas. Au début, cela peut sembler une meilleure version du monde actuel. Cependant, au fil du temps, cela pourrait conduire à une surpopulation horrible, à la pollution, à des guerres, etc. Leibniz n'a pas utilisé cette illustration, mais elle souligne son point de vue selon lequel les humains ne sont pas en mesure de savoir quel peut être le meilleur monde possible.

Il y a une raison religieuse et politique supplémentaire à la croyance de Leibniz que les gens vivent dans le meilleur monde possible. Cette croyance agit comme une solution au problème du mal, un problème utilisé par les athées contre les religieux. Si Dieu est tout-bon et tout-puissant, pourquoi permet-il le mal dans ce monde ? Parce que le mal existe, n'est-il pas plus raisonnable de supposer que Dieu n'existe pas ? La réponse de Leibniz est que tous les maux sont des maux nécessaires par rapport au meilleur monde possible. Une solution au problème du mal est connue sous le nom de théodicée (la défense de la bonté de Dieu malgré le mal dans le monde), un terme inventé dans une œuvre ultérieure.

L'idée de Leibniz du meilleur monde possible comprend non seulement des considérations morales, mais aussi métaphysiques (c'est-à-dire celles relatives à la nature fondamentale de l'univers). De telles considérations métaphysiques impliquent la notion que Dieu rend l'univers aussi efficace que possible : les causes les plus simples des plus grands effets.

 

Substance de l'âme

Pour Leibniz, ce qui sous-tend la nature n'est pas une matière solide et étendue, mais une âme immatérielle. La matière est la projection imaginaire de l'âme d'une personne. Chaque âme contient dans son essence son monde entier - passé, présent et futur - et sa relation à la nature. De plus, chaque âme est son propre "petit monde" isolé, bien que Dieu veille à ce qu'ils coexistent tous en harmonie. Chaque personne crée et existe comme son propre univers. Il y a des âmes simples telles que celles des insectes, et des âmes intelligentes, telles que celles des humains.

Qu'est-ce qui sous-tend tout ? C'était une question fondamentale dans la Grèce antique et reste une question pertinente aujourd'hui. En philosophie, il y a trois réponses principales à cette question. La première est le matérialisme: cette matière est substance. La seconde est l'idéalisme : ce mental est substance. Le troisième est le dualisme : la matière et l'esprit sont des substances. Leibniz croit en l'idéalisme et soutient que la substance doit être indivisible car elle est fondamentale. La matière peut être divisée, alors qu'une âme ne le peut pas. Par conséquent, seule une âme peut être substance.

 

Destin et liberté

Le destin est l'idée que l'avenir existe déjà et qu'une personne n'a pas le pouvoir de le changer. Cette croyance dans le destin est appelée fatalisme. Le fatalisme est légèrement différent du déterminisme en ce sens que ce dernier ne croit pas que l'avenir existe déjà, mais seulement que l'avenir peut en théorie être complètement déterminé ou prédit.

La liberté, également connue à cet égard sous le nom de liberté ou de libre arbitre, est la notion selon laquelle le mental peut déclencher à la fois des actions corporelles et des états mentaux ultérieurs tels qu'une pensée ou une émotion. Par exemple, si l'esprit d'une personne veut (désire) une tasse de thé, alors ce désir déclenche (voque) ses jambes à se déplacer vers la bouilloire. Une personne est libre de faire une tasse de thé et libre de ne pas la faire. L'action future est décidée par leur esprit. La plupart des gens croient en la liberté, mais en philosophie et en science, c'est une notion très problématique parce qu'on ne sait pas comment les états mentaux, tels que le désir, peuvent faire bouger les choses.

La liberté est particulièrement importante pour que Leibniz puisse s'attaquer en raison de sa croyance au fatalisme. Leibniz soutient que chaque substance de l'âme contient, dans le cadre de son essence même, la connaissance (connue uniquement de Dieu) de tout ce qui arrivera à cette âme. Cela semble créer le problème de la liberté : comment une personne peut-elle être libre de décider de ses actions si elles sont déjà gravées dans la pierre (ou, dans l'âme), pour ainsi dire ? Leibniz soutient que le destin et la liberté sont compatibles parce que Dieu prévoit les actions d'une personne sans les nécessiter. En d'autres termes, bien que l'avenir préexiste, cet avenir contient les décisions libres d'une personne. Le lecteur peut illustrer l'argument de Leibniz en utilisant une analogie moderne. Une personne peut regarder une vidéo de ce que quelqu'un d'autre a fait. Bien que la vidéo soit gravée dans la pierre (ou dans des circuits), la liberté de la personne dans la vidéo n'est pas affectée par la personne qui la regarde. De même, Dieu peut surveiller l'avenir d'une personne sans affecter sa liberté. Dieu sait ce qu'une personne fera librement à l'avenir. C'est la solution de Leibniz à son problème à la fois du destin et de la liberté.

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