Résumé des Méditations de Marc Aurèle

Résumé des Méditations de Marc Aurèle

 

Nature et univers

La philosophie que Marc Aurèle se rappelle à plusieurs reprises tout au long des Méditations est que la nature est à la base de toute vie - humaine et animale. En tant que telle, c'est une manifestation continue de l'univers (destin, Providence ou Dieu), mais dans des cas spécifiques, elle est également transitoire et temporaire. Un individu (prince ou pauvre) vit pendant une courte période, mais l'humanité continue. L'astuce consiste à discerner lequel de ces deux principes est en action pour une condition donnée. Être capable de le faire est, pour Marc Aurèle, la clé pour s'assurer qu'il agit selon sa propre nature, laissant les autres agir selon la leur telle qu'elle leur est attribuée par l'univers.

 

La fugacité de la vie

L'empereur Marc Aurèle a passé la plupart de son temps et de son énergie sur les champs de bataille loin du confort de sa propre maison et de la société romaine. Il a vécu des années à regarder les hommes se battre, souffrir mentalement et physiquement et mourir. Il a lutté pour mettre de côté ses propres désirs au nom du devoir, car il se rappelait que la vie n'est pas donnée pour être simplement jetée tout en cherchant la gratification.

L'expérience de Marc Aurèle face à la mort nourrit les Méditations. Les 12 livres du texte sont riches en références aux brèves conditions, qu'elles soient souhaitables ou indésirables, contenues dans la durée de vie d'une personne. Il se rappelle constamment toutes les personnes qui avaient été riches, célèbres et puissantes en leur temps, mais qui ont maintenant succombé à la mort. Par exemple, dans le Livre 7, il dit : "Considérez-vous comme déjà mort et comme ayant terminé votre vie ; et vivez, selon la nature, le reste qui vous est permis."

 

Les parties et le tout

La relation entre les parties et l'ensemble d'un système était très préoccupante pour les stoïciens, et la philosophie sur laquelle en particulier les stoïciens romains fondaient leurs idées. Les considérations ultérieures de la philosophie moderne (principalement allemande) y reviendraient d'une manière différente, mais Marc Aurèle examine cela ici comme un moyen de déterminer la vérité de la nature telle que dirigée par un pouvoir plus grand - peut-être créatif - de la Providence ou de l'univers. Le concert de l'individu par rapport à sa société est un autre point de vue, suggérant une unité symétrique de réitération entre les groupements d'unités - l'idée derrière la géométrie classique des Grecs.

 

Simplicité versus ostentation

Marc Aurèle a évidemment lutté contre son désir de profiter des avantages d'être empereur de Rome, mais il y contredit avec une retenue pratique et se rappelle les empereurs précédents qui se sont trop livrés. Même les "bons" et les hommes puissants comme Alexandre le Grand semblent avoir tout, mais pour le garder, ils doivent passer du temps et de l'énergie à asservir dans un souci constant. En revanche, ces philosophes qui n'ont le commandement que d'eux-mêmes, et qui prennent le temps et l'effort de maîtriser leurs propres disciplines de l'esprit, du corps et de l'âme, possèdent la seule chose qui durera : l'intelligence. La réalisation d'un tel équilibre est le seul moyen de contrecarrer la nécessité d'éviter la douleur et la souffrance, et la nécessité de rechercher le plaisir et le bonheur. 

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