Résumé de Mythologies de Roland Barthes

Résumé de Mythologies de Roland Barthes

 

L'idéologie de la bourgeoisie

Roland Barthes transmet les idées et les perspectives associées à la classe moyenne montante connue en français sous le nom de "bourgeoisie". Barthes soutient que les médias transmônent l'idéologie bourgeoise par l'utilisation de mythes. Les mythes aident à perpétuer l'idéologie bourgeoise comme s'il s'agissait de la norme ou de la perspective officielle de la nation. Barthes écrit que "l'idéologie bourgeoise investit dans cette figure des intérêts qui sont liés à son essence même : l'universalisme, le refus de toute explication, une hiérarchie inaltérable du monde". Barthes allègue qu'une caractéristique clé de la pensée bourgeoise est son universalisme qui implique un refus de reconnaître diverses perspectives. Barthes analyse le film Lost Continent (1951) sur les scientifiques voyageant en Asie du Sud et révèle un universalisme bourgeois sous-jacent. Il écrit que le film présente "un Orient formellement exotique, ressemblant en réalité profondément à l'Occident". La façon de penser bourgeoise est présentée comme si elle était commune à tous les peuples en tous lieux et en toutes les temps. Barthes soutient que cela équivaut à un déni de la diversité au moyen du mythe.

Une autre caractéristique de la pensée bourgeoise dont Barthes discute tout au long des mythologies est le recours au bon sens. Barthes écrit que "la guerre contre le renseignement est toujours menée au nom du bon sens". Barthes allègue que le bon sens donne la priorité aux mesures quantitatives plutôt qu'aux mesures qualitatives. La bourgeoisie doit tout mesurer et tout peser pour déterminer sa valeur. Il en résulte une simplification excessive de réalités complexes. Barthes fournit un exemple de cette simplification excessive dans "Criticism Blind and Dumb". Il décrit une tendance bourgeoise croissante parmi les critiques de théâtre à rejeter les pièces contenant des idées philosophiques abstraites comme incompréhensibles. Barthes blâme « le vieux mythe obscurantiste » pour cette résistance aux idées. Il écrit qu'"une idée est nocive si elle n'est pas contrôlée par le "bon sens". Barthes décrit une « culture idéale » bourgeoise. Il écrit que "toute réserve au sujet de la culture est une position terroriste". Barthes suggère que l'idéologie bourgeoise exige qu'elle reste la force dominante dans la culture populaire. Barthes tente de démontrer les façons dont cette idéologie se fait passer pour la manière officielle et la meilleure d'interpréter le monde.

 

Anti-intellectualisme Parmi Les Critiques

Roland Barthes suggère qu'il y a une tendance en développement en France qui cherche à diaboliser l'intellectualisme et le souci des idées abstraites. Barthes voit des preuves de cette tendance dans la manière dont les médias populaires rejettent ou simplifient des œuvres d'art et de littérature complexes. "Criticism Blind and Dumb" traite du rejet par un critique de théâtre français d'une pièce reflétant des thèmes philosophiques difficiles. Barthes allègue que le critique redéfinit le rôle de la critique littéraire pour approuver une mentalité d'exclusion. Barthes demande « pourquoi devenir critique » si des idées complexes sont inaccessibles ?

Barthes écrit à propos de la "Ni/Nor Criticism" qu'il observe dans un quotidien français. Il discute de l'insistance d'un journaliste sur le fait que la critique littéraire ne devrait être ni "réactionnaire" ni "politique". Barthes impute la source de cette "double exclusion" à une logique trop simpliste qui cherche à mesurer et à quantifier toutes choses. Il suggère que même la justice elle-même est conçue comme une échelle équilibrant deux positions opposées dont le poids est comparé. Il soutient que les idées sont sur le bloc de coupe et qu'elles sont injustement qualifiées de "réactionnaires" ou de "politiques". Barthes insinue qu'une influence maligne souhaite repousser une idéologie ou la science des idées au profit d'une culture de la facilité. Il voit cette force se refléter dans l'habitude de la classe moyenne ou "bourgeoise" de préférer le confort à toutes les autres valeurs. Barthes résiste à cette tendance pour tenter de défendre l'importance des idées complexes. Barthes défend plutôt la résistance contre toute envie de faire taire le discours politique.

 

Mythe comme masque

Roland Barthes écrit dans "Myth Today" qu'un mythe est comme un masque qui protège les gens de l'accès direct à la réalité. Barthes suggère que l'imagination populaire consiste principalement en des histoires qui prennent la forme de mythes qui façonnent l'esprit. Il soutient que "le mythe prive l'objet dont il parle de toute l'Histoire". Le mythe impose un nouveau concept à une image et draine l'image de ses particularités. Les concepts sont consommés directement lorsqu'un mythe est adopté. Barthes soutient que seuls les journalistes et les mythologues peuvent voir des mythes pour ce qu'ils sont. L'imagination populaire est facilement manipulée par les masques que les médias défilent devant elle.

Barthes écrit que "l'homme dans une société bourgeoise est à chaque tournant plongé dans une fausse Nature". Les mythes présentent des concepts qui déforment la réalité et émettent une vision illusoire de la "Nature". Barthes soutient que les mythes sont souvent utilisés pour soutenir une vision spécifique de ce qui devrait être considéré comme normal et naturel. Barthes cite des publicités comme exemples de l'introduction de mythes visant à déformer des réalités désagréables. Il discute des publicités pour des détergents à lessive qui dépeignent les détergents en poudre comme luxueux. Les publicités présentent le mythe du luxe pour dissimuler la réalité désagréable associée au linge sale. Le mythe du luxe est fait apparaître comme s'il était naturel et représentatif de la réalité fixe de la femme au foyer. Le grain associé à la lessive est remplacé par la beauté du nouveau détergent. La seule façon de retrouver la réalité est de reconnaître le rôle que joue le mythe dans la modification de la perception des consommateurs. Barthes soutient que la mythologie est la meilleure façon de le faire. Barthes considère la mythologie comme une forme de protestation contre la manipulation de la compréhension du monde par les gens. La mythologie démasque la réalité et est la meilleure méthode pour identifier les sources qui cherchent à fausser l'opinion publique.

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