Résumé de L'Éthique à Nicomaque d'Aristote

Résumé de L'Éthique à Nicomaque d'Aristote

 

 

La sagesse comme bonheur

"La personne sage, plus que quiconque, sera heureuse", dit Aristote avec confiance dans le Livre 10. Le plus grand bien qu'Aristote cherche se révèle être l'activité d'étude, qui conduit à l'état de sagesse. La phronésie (sagesse pratique ou prudence) et la sophia (sagesse intellectuelle) jouent toutes deux un rôle dans la sagesse complète qu'il préconise. Avoir des connaissances ne suffit pas. La sagesse exige la capacité de comprendre, d'apprécier et de contempler la connaissance. Cet aspect de la vie se rapproche de la pure activité de la pensée davantage que tout ce qui est possible pour les humains, et il est le plus proche de la vie divine des dieux.

La sagesse joue un rôle dans chaque vertu individuelle de la vie heureuse. La personne sage a la bonne perspective sur les plaisirs et les biens matériels. Elle peut tirer pleinement parti de l'apprentissage d'un métier ou de l'expansion de ses connaissances scientifiques. Elle comprend comment agir dans différentes relations. Néanmoins, même si aucune autre vertu ou bien n'était disponible, elle choisirait toujours la sagesse - un état complet en soi.

 

La Vertu

Les qualités de caractère ont toutes un état intermédiaire, qu'Aristote compare à la moyenne mathématique ou à la moyenne de deux nombres ou plus. Pour développer de bonnes habitudes, les humains doivent viser la moyenne. Il ne divise pas la plupart des traits en bonnes et mauvaises catégories. Au lieu de cela, il partage comment quelqu'un peut avoir un excès ou une déficience de chaque trait, faisant d'une qualité par ailleurs vertueuse une qualité vicieuse. Faisant preuve d'une perspective logique et linéaire, Aristote conseille à toute personne ayant tendance à une certaine déficience ou à un certain excès de se tromper dans la direction opposée. Cette erreur les rapprochera de l'état intermédiaire et de la vertu. La justice peut également viser le moyen lors de la division des ressources ou de la réparation des torts, bien que la moyenne dans la justice exige souvent une égalité des proportions plutôt que mathématique.

La doctrine d'Aristote du moyen en est venue plus tard à être connue sous le nom de Moyen d'Or, bien qu'il ne la décrive pas en ces termes. La couleur or est souvent associée à des qualités supérieures. Le principe du nombre d'or est utilisé en mathématiques, en art, en architecture et dans d'autres domaines pour exprimer des proportions "d'or" ou idéales. En outre, la règle d'or fait référence au principe chrétien de traiter les autres comme vous voudriez être traité, ou d'aimer les autres comme vous vous aimez vous-même.

 

Amitié et communauté politique

Pour Aristote, les disciplines du droit, de l'éthique, de la philosophie et de la science politique sont étroitement liées. Toute amitié humaine doit appliquer des principes de justice, tels que la justice en échange. Chaque ville, village ou communauté politique s'appuie sur des caractéristiques d'amitié, comme la bonne volonté ou la concorde. Les amitiés individuelles et les groupes plus larges reposent sur la réciprocité, la communication, les transactions équitables et la compréhension mutuelle du statut social et de la valeur.

Aristote croit que les humains sont politiques par nature. Pour être vertueux et heureux, les gens ont besoin à la fois de l'influence positive de leurs amis et des règlements directeurs de l'État. Ses discussions dans le livre 8 sur les systèmes politiques et les modèles d'amitié montrent comment les humains peuvent réussir à cultiver la communauté et comment ils peuvent échouer.

 

Responsabilités éthiques des êtres humains

L'éthique à Nicomaque n'est pas seulement une question de bonheur individuel. Il s'agit de la façon dont quelqu'un peut atteindre l'excellence dans son caractère, une exigence d'une vie vraiment heureuse. L'excellence s'accompagne de certaines responsabilités envers soi-même et envers les autres. Les humains doivent loyauté et dévotion à leur ville, à leur famille et à leurs amis. Aristote détaille les responsabilités communautaires envers la ville dans le livre 5 et envers ses amis et sa famille dans les livres 8 et 9. Des vertus comme la bravoure et la magnanimité peuvent nécessiter des sacrifices pour le bien commun, et la personne éthique prend des décisions prudentes quant au moment et à la quantité à donner.

Les personnes éthiques se doivent aussi la meilleure vie possible. Selon le point de vue d'Aristote sur la fonction humaine, quiconque ne cherche pas à la vertu par la raison se prive de son droit d'aînesse. La tempérance leur permet de maximiser les possibilités de plaisir sans les conséquences d'une indulgence excessive. La véracité leur donne une évaluation honnête de leur estime de soi. La compréhension et les connaissances scientifiques les préparent à atteindre la sagesse et à libérer leur plein potentiel.

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