Une passion dans le désert de Balzac Résumé et analyse

Une passion dans le désert de Balzac Résumé et analyse

 

Résumé

Le narrateur anonyme et une compagne rentrent chez elles après avoir observé un dresseur d'animaux sauvages, M. Martin, joue avec cette cache d'animaux. La compagne est choquée par la performance et se demande comment l'entraîneur pourrait jamais être certain que les animaux sauvages ne lui feraient pas de mal. Le narrateur dit qu'il est certain qu'un lien peut se former naturellement entre l'homme et la bête. La compagne est toujours douteuse, alors le narrateur admet que la première fois qu'il a vu M. Martin, il avait aussi des doutes sur la loyauté des animaux envers M. Martin. Lors de son premier spectacle, le narrateur a été attiré par un autre visiteur de la ménagerie, un vieux soldat à la retraite avec une jambe amputée et un visage bon enfant. Le narrateur imagine que le vieux soldat aurait pris de bon cœur la poche d'un camarade mort ou se serait lié d'amitié même avec le diable lui-même sans réflexion après coup.

Les hommes regardent M. La performance de Martin, le vieux soldat avec un regard de léger mépris et de supériorité. Le narrateur le remarque et commente M. La bravoure de Martin. Le vieux soldat n'est pas d'accord, disant que l'astuce pour apprivoiser les animaux sauvages est "bien connue". Les hommes discutent un peu alors qu'ils finissent d'explorer la ménagerie et décident de continuer leur conversation dans un restaurant local. Ils terminent une bouteille de vin et, avec un peu d'insouillard de la part du narrateur, le vieux soldat raconte au narrateur une histoire qui confirme qu'un être humain peut, en fait, apprivoiser les animaux sauvages.

Le narrateur y termine d'abord son histoire, mais la compagne n'est pas satisfaite de la vague fin. Elle taquine et flirte avec le narrateur jusqu'à ce qu'il décide d'écrire le conte complet du vieux soldat pour qu'elle le lise. Elle reçoit une histoire le lendemain matin que le narrateur appelle "Le Français en Égypte".

La compagne commence à lire le conte du narrateur, qui se déroule pendant l'expédition de Napoléon Bonaparte en Égypte. Un soldat provençal courageux mais impatient (un soldat de la région française de Provence) est capturé par un groupe d'Arabes indigènes qui vivent dans le désert. À la tombée de la nuit, il est capable de s'échapper dans le désert après avoir volé des provisions et un cheval. Il est si désespéré de trouver son unité qu'il monte à mort sur le cheval déjà fatigué et se retrouve bloqué dans le désert. Il continue à pied, marchant sans véritable sens de la direction. La nuit, il tombe sur une petite colline avec quelques palmiers et un tableau rocheux, sur laquelle il s'endort jusqu'à la lumière du jour lorsque le soleil du désert chauffe le lit rocheux mal à l'aise. Il regarde autour de lui l'étendue vaste et solitaire du désert, sanglote, crie dans le désert et charge son fusil. Cependant, il se souvient de la France et remarque les restes d'un tapis et d'arbres dattiers à proximité, il décide donc d'attendre et de voir si des voyageurs passeront le trouver. Il s'endort dans une petite grotte sous le tableau.

Quand le provençal se réveille, il est horrifié de découvrir qu'il est entré dans la grotte d'une panthère qui bloque la sortie, endormie. Il envisage des moyens de tuer la panthère pendant qu'elle dort, mais décide que chaque plan est trop risqué et qu'il est déjà aussi bon que mort. Puis la panthère se réveille et vient vers lui. Le provençal tend la main pour caresser la panthère et elle reçoit ses animaux de compagnie avec bonheur. La panthère commence à ronronner sous son toucher et semble apprécier l'attention. Elle s'allonge enfin et le provençal se lève pour sortir de la grotte. La panthère lui permet de quitter la grotte mais jaillit vers lui avant qu'il ne quitte le sommet de la colline, la frottant le dos sur sa jambe comme un chat de maison.

Le provençal continue de gagner la confiance de la panthère en la grattant et en la caressant pendant qu'il essaie de penser à un bon plan pour la tuer. Il note qu'il réussirait probablement s'il lui mettait sa lame dans la gorge. Plus le provençal joue avec la panthère, plus il est mécontent de l'idée de la tuer. Il compare sa personnalité et ses traits à ceux d'une femme et va jusqu'à l'appeler Mignonne, un surnom qu'il avait pour sa première chérie.

Mignonne commence à répondre à son nom lorsqu'elle est appelée et, alors que leur lien s'approfondit, le soldat ne peut s'empêcher de penser à des moyens de lui échapper. Cette nuit-là, il essaie de se faufiler hors de la grotte pendant qu'elle dort, mais il ne va pas loin avant qu'elle ne se réveille et ne vienne courir après lui. Le soldat fait des faux pas et atterrit dans des sables mouvants. Il appelle Mignonne pour obtenir de l'aide et elle le tire habilement du sable mouvant. Le soldat déclare qu'ils sont liés par la vie et la mort à partir de ce moment-là.

Le soldat commence lentement à abandonner l'espoir d'être jamais trouvé et se réjouit plutôt de la relation qu'il a développée avec Mignonne. Elle s'arrête et se tourne vers lui au son de son nom, lui permet de jouer avec sa queue et ses oreilles, et lui demande même de l'affection en lui soulevant une patte. Lorsque le Provençal montre de l'intérêt pour un aigle qui a atterri près de leur petite oasis, Mignonne montre des signes de jalousie, l'incitant à déclarer qu'elle a une âme.

La compagne termine la lecture de l'histoire et demande comment la relation entre le Provençal et Mignonne a pris fin. Le narrateur explique qu'il s'agissait d'un malentendu entre les deux, comme c'est souvent la raison d'une rupture entre les amants. L'un se sent trahi et au lieu de laisser l'autre expliquer, ils se séparent violemment.

Le narrateur raconte l'histoire que le vieux soldat lui a racontée. À ce stade, il est confirmé que le vieux soldat et le provençal sont la même personne et que le vieux soldat a raconté une histoire sur sa propre vie. Le vieux soldat dit au narrateur que la panthère s'est tournée vers lui, comme en colère, et a pris doucement sa jambe dans ses dents. Cependant, il craignait pour sa vie sa rapidité et, agissant sur l'instinct, poignarda la panthère dans la gorge. Elle poussa un cri douloureux qui le blessa profondément et mourut à ses pieds, le regardant dans les yeux sans colère. Bientôt, des soldats provençaux sont venus à son secours et l'ont trouvé en train de pleurer sur son corps, se sentant comme s'il avait assassiné une vraie personne.

 

Analyse

Structure

La structure de cette histoire est un cadre narratif, ou une histoire racontée dans une histoire. Le narrateur raconte à une compagne, peut-être une partenaire romantique, une histoire qu'il a entendue il y a plusieurs années. Balzac utilise le cadre pour créer un lien entre les événements actuels du narrateur et l'histoire qu'il raconte à la compagne. Le lecteur peut imaginer la compagne lisant l'histoire du provençal et de la Mignonne et la reliant à ce qu'elle a vu à la ménagerie la veille. Ceci fournit un contexte à l'histoire qui serait autrement perdue. Le narrateur a dû être profondément affecté par l'histoire du vieux soldat pour l'avoir emportée avec lui pendant toutes ces années.

Un cadre narratif fournit également un certain degré de séparation entre les conteurs. Le narrateur raconte une histoire pleine d'émotions fortes, y compris la peur, la jalousie, l'admiration et l'amour, mais il est capable de la raconter avec un certain détachement parce qu'il n'a jamais été directement impliqué dans l'action. Il peut présenter son histoire sans laisser ses propres passions entacher le récit. Cela permet à Balzac de dépeindre le réalisme pour lequel ses histoires sont connues. Le narrateur décrit la colère et la passion du Provençal qui le poussent à assassiner l'animal qu'il venait de déclarer "avoir une âme" sans trouver d'excuses ni dramatiser la grave erreur que commet le Provençal en tuant Mignonne.

 

Caractères complexes

Peu de personnages dans "Une passion dans le désert" ont des noms propres, et les personnalités et les relations des personnages ne sont pas faciles à définir. Le narrateur anonyme marche avec la compagne qu'il ne désigne que comme "elle". Ils semblent avoir un certain niveau d'intimité, mais il n'est pas immédiatement clair comment ils se connaissent. La narratrice ne lui raconte qu'une partie de l'histoire du soldat en Égypte ; voulant plus de détails, elle « m'a téassée dans la mesure, était si charmante et a fait tant de promesses, que j'ai consenti à lui communiquer les confidences du vieux soldat ». Ses taquineries sont probablement celles d'un amant, corromprenant et envoûtant sa bien-aimée, mais sans plus d'informations, il est impossible de le dire avec certitude, et l'incertitude ajoute de la complexité et de la nuance à l'histoire.

Le narrateur note qu'il a été immédiatement attiré par le vieux soldat en raison de son apparence malabonde. Le narrateur raconte à son compagnon que le vieil homme avait l'air d'un soldat héroïque avec une "expression france et de bonne humeur". Il était le genre de personne qui volait de bon cœur le contenu des poches d'un camarade mort, courait courageusement dans un barrage de balles et « n'hésitait pas à se lier d'amitié avec le diable lui-même ». Les descriptions du narrateur suggèrent dès le début de l'histoire que le vieil homme n'est peut-être pas un personnage purement bon ou innocent. Néanmoins, le narrateur est charmé par cet étranger héroïque mais diabolique. Le style réaliste de Balzac aide à révéler la vérité sur les personnages, créant des personnes fictives qui peuvent englober un éventail de caractéristiques à la fois admirables et déplorables.

La complexité des relations entre les personnages se développe au fur et à mesure que l'histoire du soldat provençal et de la panthère Mignonne se déroule. Après que le Provençal se soit perdu dans le désert et se soit retrouvé à l'abri d'une panthère, il tente de trouver un moyen de s'échapper. Au début, il conclut que la seule façon de la quitter est de la tuer rapidement, mais il n'est armé que d'un couteau court et il sait que le combat au corps à corps avec une panthère se terminerait presque certainement par sa mort. Il n'a rien à perdre, alors il agit hardiment et essaie de caresser la panthère comme un chat. Étonnamment, elle semble apprécier l'attention. À partir de ce moment, la perception qu'a le soldat de la panthère du désert change lentement et il commence à la considérer presque comme une femme avec charme, insécurité et passions. La panthère permet à l'homme de vivre dans son espace. Elle aurait pu l'attaquer et le tuer rapidement à tout moment, mais elle a préféré recevoir son attention.

La relation qu'ils développent est impossible à définir en un seul mot ou phrase. Le provençal ne dompte jamais la panthère, malgré le fait qu'elle commence à répondre au nom qu'il lui donne, parce qu'il n'a jamais pleinement le contrôle d'elle et qu'il n'a pas vraiment confiance qu'elle ait surmonté ses instincts de tueur naturel. Mignonne permet non seulement au soldat de vivre avec elle, mais elle le sauve en fait des sables mouvants. Elle fait preuve de jalousie et de commandement sur le provençal quand il s'éloigne trop de sa vue. À bien des égards, la panthère domine l'homme. Tout ce que fait le provençal, c'est parce que la panthère le permet ; elle lui permet de vivre avec elle, d'explorer leur petite oasis, de se caresser la tête et le corps, et même de jouer avec sa queue et ses pattes. Mignonne peut répondre au nom que le soldat lui donne, mais son existence même dans le désert n'est que parce qu'elle l'a permis.

 

Relations entre hommes et femmes

La nature des relations passionnées entre hommes et femmes résonne tout au long de l'histoire. Cela commence par le narrateur qui raconte l'histoire à son propre amant, et la relation homme-femme est explorée plus en détail dans l'expérience provençale avec la panthère. Ce qui commence comme une simple discussion entre un homme et une femme concernant la domestication des animaux sauvages devient le reflet de la relation entre les hommes et les femmes, en particulier les amants. Alors que le provençal passe plus de temps avec la panthère, il voit dans son visage une vague ressemblance avec le visage d'une "femme sensuelle". Le provençal se méfie toujours de sa vraie nature, mais il commence à caresser et à jouer avec la panthère et décide de l'appeler Mignonne, le surnom qu'il a donné à sa première chérie.

En la nommant d'un ex-amant, le provençal implique qu'il aime et admire Mignonne et la voit comme équivalente à une femme, mais aussi qu'il voit un lien entre sa nature sauvage et celle de son premier amour (et par extension, de toutes les femmes). Son premier amoureux était jaloux et passionné, et le provençal dit qu'il donne ce nom à la panthère "par contraste". Sa première bien-aimée était si atrocement jalouse qu'elle a utilisé un couteau pour le menacer à plusieurs reprises tout au long de leur relation. Il identifie plus tard la jalousie et la passion chez Mignonne. La comparaison aide le lecteur à comprendre comment le provençal perçoit les femmes : comme royales, puissantes et belles, mais avec une nature sauvage et violente au plus profond de lui. L'histoire est le reflet de la croyance de cette époque que les hommes doivent apprivoiser les impulsions sauvages de leurs amants et gagner la faveur des femmes pour rester dans leurs bonnes grâces. Étant donné que le narrateur raconte cette histoire à son propre amant, le public doit supposer qu'il est d'accord, au moins en partie, avec le point de vue provençal sur les femmes et les relations amoureuses.

 

Méfiance dans les relations

La compagne demande comment la relation se termine et il lui dit : « Ah, eh bien ! Vous voyez, ils se sont terminés alors que toutes les grandes passions se terminent - par un malentendu. Pour une raison quelconque, l'UN soupçonne l'autre de trahison ; ils ne viennent pas à une explication par orgueil, et querelle et se sépare de pure obstination." Elle réplique que parfois un simple regard ou un simple mot suffit pour mettre fin à la querelle, mais l'exhorte à terminer l'histoire. Le narrateur poursuit en partageant la conclusion du temps provençal dans le désert.

La panthère ne donne jamais au provençal une raison de se méfier d'elle tout le temps qu'il est dans le désert. Elle lui permet de caresser sa fourrure et de lui donner de l'affection dès leur rencontre. Elle aurait pu facilement le tuer au cours des nombreux jours que les deux ont passés ensemble, soit en l'attaquant sournoisement dans la nuit alors qu'il dormait à ses côtés, soit en attaquant pendant qu'ils jouaient ou se prélassant dans l'oasis. Elle épargne la vie du Provençal la première fois qu'elle le voit dans sa grotte, le laisse aller chasser quand elle a faim, et lui permet de caresser et de jouer grossièrement avec elle. Mignonne le sauve même du sable mouvant quand il essaie de s'enfuir d'elle. Elle a agi comme une compagne loyale et aimante, mais les Provençaux ne peuvent pas lui faire pleinement confiance. Est-ce parce qu'il sait que son véritable instinct naturel est prédateur, ou parce que sa relation avec la panthère est le reflet de sa relation avec les femmes ?

Les Provençaux remarquent des tendances jalouses à Mignonne bien avant la fin tragique de leur relation. C'est pourquoi il la nomme d'après son ancien amant, qui a également été donné à des accès de jalousie. La panthère ne lui permet pas de quitter sa petite oasis, le poursuivant dans la nuit quand il tente de s'échapper. Mignonne devient jalouse et vient réprimander le Provençal quand elle le voit admirer un autre animal. Sa jalousie est injustifiée et elle agit dans l'ennui ou la colère, effrayant sa compagne. Au lieu de croire que le provençal l'aime le mieux, elle exige toute son attention et son adoration. Elle est prompte à réagir en colère quand elle voit la concurrence. Cette méfiance mutuelle entre les deux compagnons - la jalousie de Mignonne et la peur du Provençal de ses instincts naturels - conduit le Provençal à la poignarder dans la gorge quand elle lui mord doucement la jambe de jalousie.

 

"Une passion dans le désert" explore des thèmes liés aux relations, en particulier les composantes plus sombres des relations passionnées ou liées entre les hommes et les femmes, et entre les humains et les animaux. Le réalisme littéraire de Balzac se concentre sur la représentation du monde avec une honnêteté objective, et les thèmes de ses œuvres sont souvent centrés sur les relations entre différents types de personnes.

 

Solitude et connexion

Ce n'est qu'après avoir eu un moment pour profiter de l'incommensurable paysage désertique que le Provençal commence à s'inquiéter de son sort dans le désert. Le désert est presque trop calme et vide pour qu'il puisse le supporter, et il envisage de s'en prendre la vie avec le pistolet qu'il a volé à ses ravisseurs. Il ne commence pas à espérer qu'il sera secouru tant qu'il n'aura pas trouvé un fragment de vieux tapis dans son oasis, signe qu'il y avait autrefois eu d'autres êtres humains à l'endroit même qu'il occupe maintenant. Ce lien avec l'humanité, aussi petit et lointain soit-il, lui donne l'espoir qu'une caravane ou une unité militaire puisse passer, et il décide d'essayer d'attendre le sauvetage.

La compagnie que le soldat trouve avec la panthère est l'une de ses motivations les plus fortes pour ne pas la tuer. Elle diffuse la solitude du désert, et l'épanouissement émotionnel qu'il trouve en sa présence lui permet d'apprécier la beauté et la grandeur de son environnement. Après que le Provençal ait développé un lien avec la panthère, il est capable de trouver du plaisir dans la beauté du désert, appréciant les sables tourbillonnants, les couchers de soleil et les nuits étoilées. Dans ce calme, il a le temps de réfléchir profondément à ses rêves et aux choses qu'il a vécues dans son ancienne vie en France. Le Provençal réfléchit à ses expériences et dit au narrateur que le désert est "Dieu sans l'humanité". C'est le pouvoir, la beauté et la sagesse, mais cela devient effrayant et dénué de sens quand il n'y a pas d'autre être avec qui le partager.

 

Jalousie et méfiance

Le narrateur de "Une passion dans le désert" et sa compagne s'accordent à dire que les relations amoureuses les plus passionnées se terminent par la mauvaise communication et la méfiance entre partenaires, et le danger de ces émotions est illustré par la façon dont le Provençal poignarde la panthère lorsqu'elle se mord doucement la jambe. Mignonne est jalouse quand il admire d'autres animaux et ne permet pas au soldat de quitter sa petite oasis, même quand il essaie de se faufiler pendant qu'elle dort. Le Provençal ne pouvait pas partir tranquillement, de sorte que la seule autre sortie possible était par la violence.

Le soldat méfiant ne peut se résoudre à abandonner ses soupçons quant à la vraie nature de Mignonne. Lorsque la jalousie de Mignonne la fait s'en prendre (bien que doucement) au Provençal, sa réaction lui fait si profondément peur qu'il la tue immédiatement. Malgré tout ce que Mignonne a fait pour le Provençal et le temps que le Provençal a consacré à l'apprivoiser, il avait des doutes forts et instinctifs sur ses intentions juste en dessous de la surface de sa psyché, ou de son esprit et de son esprit. Le provençal a appris à aimer Mignonne et à la voir comme un être avec une âme, mais il la tue rapidement, instinctivement au premier soupçon de sa colère exprimée dans l'action, et une action relativement faible à cela. Il interprète mal ses actions, la tue et regrette immédiatement profondément ses actions parce qu'il ne peut pas se résoudre à lui faire pleinement confiance.

La jalousie que présente Mignonne est un commentaire sur la jalousie entre amoureux, en particulier la jalousie des femmes, car la représentation du provençal et de la Mignonne par Balzac reflète un lien romantique. La réaction de Mignonne à une trahison perçue conduit à sa chute. De même, l'incapacité du Provençal à faire pleinement confiance à Mignonne, bien qu'elle n'ait jamais eu de raison de remettre en question sa loyauté envers lui, l'amène à réagir impulsivement et violemment. La jalousie et la méfiance qui ne peuvent être surmontées provoquent la chute de nombreuses romances, et ces personnages ne font pas exception. Les deux parties réagissent de manière excessive en raison de leurs propres sentiments précaires, et elles souffrent toutes deux de leurs malentendus brefs et violents.

 

Sauvagerie et civilité

Malgré les civilisations et les sociétés que les gens construisent, les humains ne peuvent pas se séparer totalement des émotions passionnées et sauvages au plus profond de leur nature. La dichotomie de la sauvagerie contre la civilité est présente entre Mignonne et le Provençal, mais quel personnage est vraiment sauvage et lequel est civil ? Mignonne, malgré sa puissance et sa capacité naturelle à chasser et à tuer, ne tente jamais de blesser le Provençal. Elle le garde proche, le sauvant du mal, même s'il ne parvient pas à lui donner son épanouissement émotionnel et physique. Bien qu'elle soit l'animal sauvage, elle choisit de le garder avec elle de la même manière qu'un humain pourrait garder un animal de compagnie. Elle aime sa compagnie, même s'il ne sert à aucune utilité pratique.

Le Provençal reconnaît cette humanité chez Mignonne, la décrivant souvent avec les qualités d'une femme humaine, mais il ne peut pas faire pleinement confiance à ses motivations. Il trace des moyens de la tuer dès leur première rencontre, malgré le fait qu'elle n'agisse pas du tout violemment envers lui. Même lorsque Mignonne commence à ronronner alors qu'il lui caresse la tête et le dos, il est à la recherche d'un endroit vulnérable pour attaquer. Alors que le temps passe et que Mignonne continue de montrer de l'affection au soldat, il devient en conflit au sujet de ses plans pour la tuer. Il commence à apprécier sa compagnie dans le vaste désert, puis commence à croire qu'elle a une âme. Cette conclusion rend son action finale contre elle d'autant plus terrible. Mignonne lui mord doucement la jambe et son instinct de survie lui dit que Mignonne essaie de le tuer, alors il la poignarde dans la gorge.

Bien qu'il ait cru qu'elle est plus qu'une bête sauvage, le soldat n'hésite pas à prendre la vie du seul compagnon qu'il a qui ne lui ait montré que de l'affection. Mignonne ne considère pas le soldat avec colère ou haine même après cette trahison. Dans leurs derniers moments ensemble, c'est la panthère sauvage et sauvage qui montre plus de civilité que l'être humain. Elle pousse un cri déchirant mais n'essaie pas d'attaquer le soldat. Elle s'allonge à ses pieds et le regarde sans haine ni colère dans ses yeux alors qu'elle meurt. La violence provençale et la mort sympathique de la panthère incitent le public à considérer qui est vraiment le sauvage dans cette relation.

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