Résumé de la Poétique d'Aristote

Résumé de la Poétique d'Aristote

 

Poésie épique

La poésie épique est une forme narrative qui présente une intrigue avec un début, un milieu et une fin et qui est construite autour d'une seule action. Cette action est souvent plus large et plus vaste que celle de la tragédie, car la poésie épique n'est pas destinée à être jouée sur scène. L'Iliade et l'Odyssée d'Homère sont des exemples primaires, souvent référencés par Aristote, de poésie épique. Ces poèmes couvrent de grandes quantités de temps et de nombreux épisodes différents des expériences des personnages. Par exemple, L'Odyssée a de multiples rôles de travail : elle couvre les 10 années de difficultés et d'aventures qu'Ulysse doit subir pour rentrer chez lui, mais elle raconte également l'histoire de Pénélope et de son fils, Télémaque, alors qu'ils tentent de repousser les prétendants et de garder la foi qu'Ulysse reviendra.

Aristote explique la poésie épique comme une poésie qui utilise le mètre héroïque, qui, dans la poésie grecque classique, est le même que l'hexamètre dactylique, pour transmettre son histoire. L'hexamètre fait référence au mètre, ou motif de syllabes accentuées et non accentuées, du poème. Le dactylique décrit un pied poétique, en se référant au nombre et au motif des syllabes accentuées. Un dactyle est un long suivi de deux courtes syllabes. L'hexamètre indique qu'il y aura six pieds dans chaque ligne du poème : les cinq premiers pieds sont des dactyles, et le dernier pied est un pied à deux syllabes appelé spondee. Le rythme créé est quelque chose comme DUM dah dah | DUM dah dah | DUM dah dah | DUM dah dah | DUM dah dah | DUM DUM DUM DUM. Cette structure est beaucoup plus naturelle dans la poésie grecque et latine et n'a pas été utilisée très souvent avec succès dans la poésie française.

 

Tragédie grecque

La tragédie est différente de la poésie épique dans le cadre de son intrigue. C'est un type de poésie dramatique qui peut être divisé en six éléments : l'intrigue, le personnage, la pensée, la diction, le chant lyrique et le présentment spectaculaire (l'élément d'acteur ou de scène). La tragédie a plusieurs exigences : il doit y avoir une action tragique, un renversement de la situation, une révélation ou une reconnaissance, et un éveil de peur et de pitié. Le public doit ensuite purger ses émotions lorsqu'il connaît une catharsis à la fin de la tragédie. Aristote soutient également que les tragédies devraient presque toujours se terminer par un renversement de la bonne à la mauvaise fortune.

Eschyle, Sophocle et Euripide étaient trois grands tragériens grecs dont le travail existe encore aujourd'hui. Aristote utilise fréquemment leurs pièces comme exemples pour illustrer divers points de la forme tragique. La pièce de Sophocle, Œdipe Rex, également connue sous le nom d'Œdipe le roi, raconte l'histoire du roi Œdipe de Thèbes qui accomplit sans le savoir une prophétie pour tuer son père et épouser sa mère. Cette pièce reste l'une des plus célèbres des tragédies grecques et est toujours jouée dans les temps modernes.

 

Intrigue

L'intrigue est l'élément clé à la fois de la tragédie et du poème épique. Aristote illustre comment ces deux formes utilisent l'imitation pour créer leurs personnages et leurs intrigues. Les complots doivent faire preuve d'unité afin de se sentir naturels et crédibles et doivent évoquer un sentiment de catharsis chez le public. De l'avis d'Aristote, les personnages sont secondaires par rapport à l'intrigue, bien qu'il insiste sur le fait qu'il est également vital que les personnages accomplissent des actions crédibles qui sont cohérentes avec leurs personnages.

Aristote propose que l'intrigue dans l'un ou l'autre type soit un tout unifié basé sur l'imitation d'une action centrale. L'intrigue nécessite toujours un début, un milieu et une fin, et Aristote souligne l'importance que chacune de ces parties soit naturellement la cause ou l'effet de la partie suivante. Il est essentiel que l'intrigue se développe de manière organique et non à la suite des événements forçants du poète par le biais d'actions ou de motivations de caractère improbables.

 

Imitation

En poétique, l'imitation est l'idée centrale derrière la création de tout art. Selon Aristote, c'est la principale motivation derrière toute poésie. Aristote explique l'imitation dans ce contexte comme la force motrice du désir de l'humanité de créer de l'art. Dans le cas du drame et de la poésie, la chose qui est imitée est l'action humaine.

 

Catharsis

La catharsis est quelque chose qui distingue la tragédie de la poésie épique et des autres formes. Aristote propose qu'une tragédie évoque une réponse émotionnelle chez le lecteur. Plus précisément, la tragédie devrait faire passer le public par un processus émotionnel qui commence par le sentiment d'un sentiment d'horreur ou de peur qui, dans le point culminant et le dénouement de la pièce se transforme par la suite en un sentiment de pitié ou de tristesse. Cela permet au public de purger ses sentiments et de ressentir un sentiment d'émerveillement à la fin de l'histoire.

 

Unité

L'unité de l'intrigue est cruciale pour la poésie tragique et épique, et elle se produit lorsque toutes les parties de l'intrigue travaillent en harmonie pour créer un tout organique. Cela signifie que l'intrigue ne peut pas sauter dans l'espace ou dans le temps de manière confuse, et qu'elle doit être basée autour d'un seul événement principal. Il est également important que l'intrigue se sente organique, ce qui signifie que les personnages ne commettent pas d'actions uniquement en tant qu'outils de l'intrigue. Les personnages doivent agir et réagir d'une manière naturelle pour eux, ce qui devrait à son tour jouer dans la forme et le mouvement globaux de l'intrigue.

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