Les Satires de Juvénal Résumé et analyse

Les Satires de Juvénal Résumé et analyse

Résumé

Les Satires de Juvénal sont 16 poèmes satiriques qui traitent de la vie dans l'Empire romain sous différents empereurs. Juvenal dissèque et ridiculise de nombreux aspects des dirigeants romains et de la société dans les Satires. Juvenal utilise des déclarations extrêmes et scandaleuses qui sont basées sur ce qu'il perçoit comme vrai à propos de la société dans laquelle il vit. Par exemple, il critique ce qu'il considère comme des comportements avides et indulgents de la part des empereurs et des citoyens riches. D'autres satires traitent du manque de valeurs parmi les riches en ce qui concerne la façon dont ils traitent les pauvres.

Juvénal raconte parfois des histoires destinées à démontrer le ridicule des dirigeants romains et des gens dans leur cour, telles que l'histoire dans la satire 4 d'un poisson de si haute qualité que les assistants des empereurs se confondent en essayant de le préparer. Satire 5 raconte l'histoire d'un dîner auquel les pauvres ne sont invités qu'à recevoir de la nourriture de mauvaise qualité. Juvenal partage également des opinions fortes contre le mariage et les femmes. Il consacre la satire 6, qui est sa plus longue satire à énumérer les nombreux défauts de caractère et activités criminelles qu'il attribue aux femmes. Juvenal se plaint du traitement réservé aux artistes et aux écrivains à Rome, mais loue des empereurs comme Hadrien (76-138 de notre ère) qui ont soutenu les arts.

Certaines des Satires ultérieures sont moins pointues dans leur approche. Juvenal réfléchit sur des concepts philosophiques et encourage les gens à vivre selon les valeurs de simplicité et de vérité. La satire 10 consiste à faire l'éloge de Juvénal lui-même et de la façon dont il vit dans le confort, mais sans extravagance dans une ferme en dehors de la ville. La satire 14 discute des façons dont les gens devraient s'améliorer moralement afin que leurs enfants ne répètent pas leurs erreurs. Généralement juvénial coincé à ridiculiser les autres. Par exemple, il ridiculise toute la civilisation égyptienne dans Satire 15. La dernière satire qui est la satire 16 est un fragment sur les excès et la cupidité des militaires. Cette dernière satire a été laissée inachevée. Les Satires de Juvénal donnent un aperçu de l'ancienne société romaine à travers les yeux d'un écrivain ayant des opinions très fortes à partager sur sa corruption.

 

Analyse

 

Immoralité et corruption

Le thème central de Juvénal est la corruption morale qu'il considère comme endémique dans toute la société romaine antique. Il soutient que les gens des époques passées se sont comportés d'une manière plus honorable qu'à son époque. Les jeunes se prémêlent contre les riches qui concentrent leur vie sur l'objectif vide d'amasser plus de richesses. Il qualifie de nombreux groupes de personnes d'immoraux, de corrompus et de méfiants. Cela incluait les femmes, les étrangers, les hommes homosexuels qui s'habillent de certaines manières, les Juifs, et plus encore. Les femmes figurent en particulier comme la cible de la critique morale de Juvénal. Satire 6 se consacre à énumérer toutes les nombreuses raisons pour lesquelles on ne peut pas faire confiance aux femmes. C'est la plus longue satire et la seule publiée en tant que livre autonome. Juvenal ne cesse de critiquer de grands groupes de personnes. Il insulte également ceux qui sont au pouvoir, y compris les empereurs. Juvenal dénonce à la fois la corruption qu'il voit au niveau du gouvernement et dans les relations personnelles dans toute Rome. Personne n'est épargné de son œil critique car il juge l'ancienne société romaine et la trouve criblée d'immoralité et de corruption.

 

Inégalité sociale

Plusieurs des Satires de Juvénal se concentrent sur le thème de l'inégalité entre les riches et les pauvres dans la société romaine. Il dépeint un dîner dans lequel les invités riches et pauvres reçoivent des aliments différents et sont traités différemment. Selon Juvénal, les personnes qui sont riches peuvent se sortir des troubles juridiques à Rome tandis que les pauvres reçoivent des punitions sévères pour le même crime. Il dépeint les riches comme se livrant à des habitudes décadentes qui reflètent des vices tels que la surindulgence et la cupidité. Dans Satire 10, Juvenal critique l'objectif d'amasser de la richesse et avertit que les gens ne devraient pas concentrer leur vie sur ce but finalement dénué de sens.

Les travailleurs qui dépendent du patronage des personnes riches doivent dépendre de leur gentillesse pour survivre et en souffrent souvent. Juvenal dépeint les riches de son temps comme utilisant les travailleurs pour tout ce qu'ils valent, puis les jetant de côté. Par exemple, la satire 9 décrit la complainte d'un travailleur selon laquelle le couple riche et trop indulgent pour lequel il a travaillé a cessé de l'employer ou de se soucier de lui après des années d'efforts consacrés à leur service. Le travailleur a le sentiment que sa vie est ruinée après avoir été traité injustement par ces riches clients, tandis que le couple riche trouve juste une personne plus jeune pour prendre sa place. Juvenal revient à l'inégalité généralisée entre riches et pauvres, nobles et ouvriers, plusieurs fois tout au long des Satires.

 

L'importance de la satire

Juvénal aborde directement l'importance de son travail ainsi que son potentiel à le mettre en danger. Il déclare dans la satire 1 qu'il ne peut s'empêcher de critiquer les autres Romains parce que leur société est si immorale et corrompue. Juvénal a compris qu'il risquait sa carrière et sa sécurité lorsqu'il a ridiculisé l'empereur au pouvoir à l'époque qui était Domitien (51-96 de notre ère). Il a dû faire face à des conséquences négatives pour avoir souligné ce qu'il considérait comme des défauts et de la corruption dans la direction romaine. Domitien (51-96 de notre ère) ordonna à Juvénal de quitter Rome. Le poète a été banni dans un petit avant-poste en Égypte jusqu'à ce qu'il puisse retourner à Rome après la mort de Domitien. Sa poésie lui a valu sa vie plus tard dans sa vie, mais quand il a critiqué le mauvais empereur, il l'a payé cher. Le traitement sévère auquel Juvénal a été confronté à la suite du commentaire social dans ses poèmes démontre le pouvoir des satires de déranger ceux qui sont au pouvoir.

 

Fêtes

Juvenal symbolise la cupidité et l'opulence des riches Romains avec des descriptions des fêtes élaborées et des dîners qu'ils apprécient. Dans Satire 4, Juvénal se moque de l'empereur en disant qu'il est le seul apte à manger le poisson gigantesque et supérieur. Il dépeint la confusion des assistants de l'empereur alors qu'ils essaient de préparer le poisson pour une fête opulente qu'ils sont incompétents à planifier. Satire 5 se concentre sur un dîner dans lequel l'hôte traite différemment les invités riches et pauvres. Le vin, l'eau, la nourriture et les sièges diffèrent selon la classe du participant. La fête de la satire 5 représente la corruption et l'inégalité que Juvénal considère comme endémiques dans sa société. Juvenal contraste avec les fêtes opulentes auxquelles les riches Romains s'engagent avec un humble dîner dans sa ferme de Satire 11. Les fêtes extravagantes sont utilisées comme symboles de cupidité, d'inégalité et même de criminalité. Le repas sain qui comprend des légumes cultivés à la ferme de Juvenal représente les idéaux de l'auteur dans la vie.

 

Étrangers

Juvénal utilise souvent des groupes d'étrangers sociaux de ce qu'il considère comme la société romaine dominante comme des symboles de corruption et de vice. Il dirige la colère et les stéréotypes sur de multiples groupes de personnes qui n'exerçaient pas le pouvoir social ou politique dans la société romaine antique. Juvenal critique les homosexuels pour la façon dont ils s'habillent et les appelle des criminels dans Satire 2. La satire 6 se concentre sur une longue liste de raisons pour lesquelles les femmes devraient être associées à l'adultère et au meurtre. Les Égyptiens sont dépeints comme des cannibales moins moraux que les animaux dans la satire 15. Les femmes, les Égyptiens et les personnes qui s'habillent d'une manière qui manque à ce que Juvénal trouve figurent parmi les différents groupes de personnes que Juvénal utilise comme symboles de perversion et de violence dans les Satires.

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