Résumé de La République de Platon

Résumé de La République de Platon

 

Représentation des idées

Selon Platon, tout ce que les gens appréhendent à travers leurs sens dans le monde visible est une copie d'une forme idéale ou d'un exemple. Cette forme idéale n'existe que dans le monde intelligible, ou dans le monde que l'intellect peut comprendre mais que les sens ne peuvent pas percevoir. Ainsi, un tableau - quel que soit son matériau, sa conception ou sa configuration, et aussi solide et substantiel soit-il - ne fait pas partie de la réalité essentielle. Il ne s'agit que d'une copie de la forme idéale du tableau.

Cette doctrine philosophique est étroitement liée au concept de Platon, le vrai philosophe s'intéresse au monde intelligible, car ce n'est qu'ici que la vraie réalité existe et que la connaissance - par opposition à l'opinion - peut conduire à l'illumination. La doctrine des formes ou des idées est également étroitement liée à la critique de Platon de la mimésis (imitation), qui joue un rôle majeur dans son rejet de la poésie dans l'état idéal.

 

Justice et gouvernement

Dans le livre 4 de la République, Socrate, après avoir testé et rejeté un certain nombre de définitions de la justice, arrive enfin à ce qu'il semble considérer comme une définition satisfaisante. La justice, déclare-t-il, est essentiellement une condition sociale impliquant l'équilibre et l'harmonie entre les trois classes de l'État (gardiens, auxiliaires et travailleurs), ainsi que l'équilibre et l'harmonie au sein de l'individu des trois parties de l'âme (rationnelle, fougueuse et appétitive). La justice prévaudra lorsqu'aucun conflit ne perturbe cet équilibre.

Socrate s'efforce de réfuter l'affirmation de Thrasymaque dans le Livre 1 selon laquelle la justice est toujours alliée à la faiblesse et à la perte. Au contraire, soutient Socrate, la justice est à la fois vertueuse et profitable, tandis que l'injustice est toujours préjudiciable et non rentable. La synthèse climatique de cet argument figure dans le Livre 9.

Vers la fin du Livre 5, Socrate dit à ses amis qu'une seule réforme pourrait suffire pour mettre en œuvre dans la vie réelle l'état idéal qu'ils ont construit. Cette réforme donnerait un leadership civique aux philosophes-rois. Aussi improbable que cela puisse paraître, poursuit Socrate, ce n'est que la direction des vraiment sages et vertueux qui rendra possible une société ordonnée et harmonieuse. L'affirmation de Socrate conduit à un long effort pour identifier le tempérament et la formation du vrai philosophe, par opposition à l'image populaire de cette figure. L'illumination, la lutte et le sacrifice du véritable philosophe sont vivement décrits dans l'Allégorie de la Grotte au début du Livre 7.

Dans le Livre 8 et au début du Livre 9, Socrate discute en détail de quatre formes de gouvernement qu'il considère comme imparfaites. Chaque système de gouvernement est associé à un individu correspondant, dont le tempérament et le caractère que Socrate décrit en détail. Les quatre types de gouvernement sont :

timocratie - les bureaux gouvernementaux sont occupés par des personnes possédant des biens

oligarchie — gouvernement par quelques

démocratie — gouvernement par le peuple

tyrannie - gouvernement par un seul dirigeant avec un pouvoir absolu

Les cités-États de la Grèce antique, y compris Athènes, ont été gouvernées sous une grande partie ou la totalité de ces formes au cours de la période 700-300 avant notre ère.

 

Poésie

Dans les livres 3 et 10, Socrate lance deux critiques élaborées dans lesquelles il tente de justifier l'interdiction de la plupart de la poésie traditionnelle de la République. Dans le livre 3, Socrate insiste sur les mensonges, affirmant que les représentations des dieux et des héros dans l'épopée et la tragédie grecques falsifient le comportement de ces figures, les dépeignant comme coupables de toutes sortes de vices et d'actions violentes. Ainsi, beaucoup de poésie fournit des modèles moralement répréhensibles, en particulier pour les jeunes. Dans le Livre 10, Socrate poursuit cet argument avec une autre objection : la poésie, dit-il, est à trois points éloignés de la réalité. Un poète peut décrire une table (ou un autre objet physique), mais cette description n'est qu'une imitation d'une table réelle, qui à son tour n'est qu'une imitation de la forme idéale de la table. La poésie a donc un grand potentiel pour induire ses auditeurs et ses lecteurs en erreur. La seule poésie qui devrait être autorisée à l'état idéal, affirme Socrate, ce sont les hymnes aux dieux et les louanges d'hommes célèbres.

 

Doctrines sur l'âme

L'âme humaine est immortelle et se compose de trois parties. La partie la plus élevée de l'âme est la raison. Les deux autres parties existent dans une division "spirituelle". La plus élevée de ces deux parties est le désir d'honneur de l'âme, tandis que la plus basse des deux est concernée par une quête d'appétits sensuels : la nourriture, le sexe et le confort matériel.

Platon dépeint certains aspects de l'immortalité de l'âme dans la section finale du dialogue, le Mythe d'Er, du Livre 10. Dans cette histoire, après leur mort, les êtres humains sont tenus de choisir leur prochaine vie. La morale du conte est que les choix que nous faisons dans cette vie auront des conséquences capitales.

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