Résumé de la Rhétorique d'Aristote

Résumé de la Rhétorique d'Aristote

 

Dialectique

Aristote note dans le livre 1, chapitre 1, que la connaissance de la logique est essentielle pour construire des discours persuasifs. Aristote soutient que la rhétorique est étroitement liée à la "dialectique" qui implique l'étude de la logique et de l'argumentation. La méthode dialectique remonte au professeur d'Aristote Platon (vers 428–c. 348 av. J.-C.). Platon a démontré l'utilisation de la méthode dialectique du raisonnement dans une série de dialogues qu'il a écrits sur son propre professeur Socrate (470-399 av. J.-C.). Socrate était un célèbre philosophe grec connu pour enseigner en se promenant dans les rues d'Athènes. Il a développé une méthode d'enquête qui a demandé aux étudiants d'examiner des questions ouvertes sur la nature de concepts tels que la vérité, la justice et la beauté. Socrates examinait attentivement chaque réponse pour montrer où il y avait des problèmes logiques avec chaque réponse fournie par un étudiant. Il a souvent démontré les problèmes logiques en considérant la perspective opposée. La méthode socratique en est venue à être connue sous le nom de méthode "dialectique" ou de discussion parce qu'elle nécessitait une conversation pour révéler les schémas de pensée des gens. Aristote recommande l'utilisation de la méthode dialectique dans les arguments rhétoriques.

 

Ethos, Pathos, Logos

Aristote définit la rhétorique du chapitre 2 du livre 1 comme "la faculté d'observer dans tous les cas les moyens de persuasion disponibles". Les "moyens de persuasion" sont les méthodes que les locuteurs peuvent utiliser pour convaincre un public que quelque chose est vrai ou n'est pas vrai. Aristote divise les méthodes de persuasion rhétorique en trois classes. La première façon dont les orateurs peuvent persuader est de convaincre le public qu'ils ont un bon caractère moral. Aristote décrit cette approche de la persuasion comme s'appuyant sur "ethos" qui se traduit du grec vers l'anglais par "éthique". Il écrit que "la persuasion est atteinte par le caractère personnel de l'orateur lorsque le discours est prononcé de manière à nous faire le faire croire crédible". Aristote explique que les gens sont plus disposés à croire ceux qui semblent moralement intègres.

La deuxième méthode pour persuader un public implique l'incorporation de "pathos" dans un discours. "Pathos" est le mot grec qui est utilisé pour désigner des émotions telles que la pitié ou la tristesse. Aristote soutient qu'un excellent rhétoricien peut utiliser les émotions du public pour obtenir un avantage persuasif. Il écrit que "nos jugements lorsque nous sommes heureux et amicaux ne sont pas les mêmes que lorsque nous sommes douloureux et hostiles". Aristote souligne l'importance de faire preuve de gentillesse et de générosité en cherchant à gagner la confiance d'un public.

La troisième façon pour un orateur de persuader un public est par l'utilisation de "logos". "Logos" est le mot grec qui se traduit en anglais par "logic". Aristote affirme que la logique est particulièrement utile dans les contextes juridiques où la vérité sur un événement passé doit être établie. Il écrit que la logique aide un orateur à démontrer "la vérité au moyen des arguments convaincants appropriés à l'affaire". Aristote recommande l'utilisation d'un type spécifique d'argument appelé enthymeme. Un enthymeme contient deux raisons et une conclusion et l'une des deux raisons n'est pas déclarée. Aristote soutient que le public fournira le chaînon manquant de la logique et sera plus susceptible d'accepter la conclusion qui suit.

 

Délibératif, épidémique, judiciaire

Aristote identifie trois types de discours dans le livre 1, chapitre 3 de sa rhétorique. Le premier type qu'il qualifie de "délibératif" parce qu'il vise à persuader une assemblée de décider d'une question politique. Aristote écrit que "l'expression politique nous pousse à faire ou à ne pas faire quelque chose". Les orateurs qui prononcent des discours délibératifs ont plus de succès lorsque le public les juge avoir un bon caractère moral. Il est important qu'un orateur politique incorpore des arguments valables qui démontrent les conséquences potentielles des décisions en cours. Le discours politique est tourné vers l'avenir et préoccupé par des scénarios hypothétiques qui sont plus ou moins susceptibles de se produire. Aristote affirme que "l'orateur politique vise à établir l'opportunité ou la nocivité d'une ligne de conduite proposée". Les discours politiques sont convaincants lorsqu'ils démontrent la voie la plus probable qu'une décision donnée prendra.

Le deuxième type de discours est le discours épidémique. Le mot "épidique" vient du mot grec signifiant "pour affichage". La parole épidémique est cérémonielle et vise à démontrer d'excellentes compétences rhétoriques. Il est le plus souvent utilisé pour célébrer ou condamner quelqu'un. Les discours funéraires sont un type de discours épidémique qui chante les louanges d'une personne décédée. Aristote écrit que "ceux qui louent ou attaquent un homme visent à le prouver digne d'honneur ou l'inverse". L'oratoire cérémoniel se préoccupe donc principalement du moment présent et présente des preuves destinées à étayer un jugement de louange ou de blâme.

Le discours judiciaire est médico-légal et se déroule dans un cadre juridique. Aristote décrit le discours judiciaire comme orienté autour d'un événement passé qui fait l'objet d'un litige. Un avocat au tribunal présentera un discours pour défendre son client et exhortera le juge et le jury à déclarer son client innocent. Aristote affirme que le discours judiciaire concerne principalement des arguments qui prouvent que quelque chose est juste ou injuste. Le discours judiciaire a donc un but ou un but différent de celui des autres types de discours.

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