Sept contre Thèbes d'Eschyle Résumé et analyse

Sept contre Thèbes d'Eschyle Résumé et analyse

Résumé

 

Étocle, le roi de Thèbes, se prépare à la guerre. Un espion arrive. L'espion informe Étocle que sept guerriers sont sur le point de prendre d'assaut les murs de la ville. Le chœur des femmes thébaines déplore le début de la guerre et exprime son inquiétude quant au sort des femmes si Thèbes tombe. Le chœur crie à la protection des dieux. Eteoclès appelle le chœur à rester calme alors que les sons de la guerre commencent en dehors de la ville.

L'espion s'en a lieu et revient avec plus d'informations sur la guerre. Il y a un guerrier qui prend d'assaut chacune des sept portes. La première porte est prise d'assaut par Tydeus. Eteoclès prétend que les armes de Tydeus sont juste pour le spectacle et seront inutiles au combat. Eteoclès envoie son courageux champion Melanippus se défendre contre Tydeus.

L'espion rapporte des nouvelles de la deuxième porte qui est attaquée par le guerrier géant Capaneus. Le roi Étocle reproche à Capanée de défier les dieux et prédit que cette défiance entraînera la chute de Capaneus. Eteoclès envoie son champion Polyphontes défendre la porte contre Capaneus.

L'espion transmet ensuite les mises à jour sur la troisième porte. Il est attaqué par Eteoclus. Eteoclès envoie son champion Megareus se défendre contre Eteoclus. L'espion raconte ensuite que la quatrième porte est attaquée par Hippomède qui porte une puissante armure. Étocle envoie Hyperbius pour se défendre contre Hippomède. Il explique à quel point il est intelligent que le courageux Hyperbius se dresse contre le fort Hippomède. L'espion rapporte que la cinquième porte est attaquée par Parthenopaeus qui a une lance mythique. Le roi Etéocle envoie son Acteur champion se défendre contre Parthenopaeus.

L'espion apporte des nouvelles de la sixième porte qui est attaquée par le sage et courageux voyant Amphiaraus. Le roi Étocle prédit qu'Amphiaraus fera face à sa chute. Amphiaraus n'est ni injuste ni stupide, mais il a scellé son destin en s'alignant sur les mauvaises personnes. Le peuple qu'Amphiaraus a choisi de soutenir sont des pécheurs et il mourra donc avec eux. Eteoclès envoie son champion Lasthenes défendre la sixième porte.

Le rapport final de l'espion est que le frère du roi Eteoclès, Polyneices, prend d'assaut la septième porte. Eteoclès insiste pour rencontrer lui-même son frère au combat. Le chœur essaie de convaincre Étocle d'envoyer quelqu'un d'autre mais Étocle insiste.

La bataille est terminée. Thèbes est sauvé, mais Eteoclès et son frère Polyneices sont morts en se battant. Antigone est la sœur d'Étocle et de Polyneices. Elle insiste pour que les deux frères obtiennent une sépulture appropriée malgré la trahison de Polyneices. Le héraut arrive sur les lieux avec le corps d'Étocle et dit à Antigone que Polyneices doit être laissé pourrir. Antigone insiste. Une dispute s'ensuit entre Antigone et le héraut. En fin de compte, Antigone est autorisée à enterrer Polynice.

 

Analyse

 

Hybris

L'orgueil est souvent utilisé comme thème dans les tragédies grecques. On croyait que la fierté enscitait la chute d'une personne. Les anciens Grecs croyaient qu'il y avait plusieurs divinités qui régnaient sur les humains. Un être humain trop fier était en danger d'offenser les dieux et d'apporter la colère des dieux sur eux-mêmes. On pensait que c'était contraire à l'ordre naturel des choses pour que les humains surpassent les dieux, de sorte que tout être humain qui surpassait son espèce risquait d'inciter à la jalousie des dieux.

Dans Sept contre Thebes, l'orgueil entraîne la chute de plusieurs des chefs attaquants. Tydeus attaque la première porte mais échoue parce qu'il refuse d'attendre le sacrifice pour honorer les dieux avant son attaque. Il fait preuve d'arrogance en supposant qu'il peut battre l'ennemi sans l'aide des dieux. Capaneus attaque la deuxième porte. Il est décrit comme "plus qu'humain dans son arrogance". Il crie qu'il vaincra la ville même sans l'aide des dieux. Son arrogance est blâmée pour sa chute. Eteocle attaque la troisième porte. Ce faisant, il se moque du dieu de guerre Ares et est également vaincu.

 

Destin

Eteocle croit que sa fin macabre est destinée par les dieux. Il croit que son père Œdipe a maudit le sort de ses enfants par ses actions. Selon la mythologie grecque, Œdipe a été laissé mourir quand il était enfant parce que son père avait entendu une prédiction selon laquelle son fils le tuerait. Œdipe a été secouru et a ensuite tué involontairement son propre père quand il a grandi, accomplissant la prophétie qui a été racontée à son sujet. Il a ensuite épousé sa mère sans le savoir. Eteoclès croit que lui et son frère Polyneices sont irrémédiablement liés au sort de son père. Il croit que les actions de son père ont maudit l'avenir de ses enfants. Dans la Grèce antique, on pensait souvent que les dieux puniraient les humains pour des actions inappropriées. Parfois, on pensait que cette punition s'étendait aux enfants ou même aux petits-enfants de la personne.

Le sort des femmes

Les femmes de la Grèce antique n'étaient pas autorisées à se battre à la guerre et on leur restait donc laissées à s'occuper de chez elles et à attendre leur sort. Le chœur de femmes thébaines exprime beaucoup de désespoir et d'inquiétude. Dans la Grèce antique, il était courant que les vainqueurs de la guerre ramènent les femmes capturées comme esclaves. Les femmes s'inquiètent de leur sort si Thèbes échoue et elles sont capturées comme esclaves. Ils s'inquiètent également des maris qu'ils pourraient perdre.

 

Les braves contre les forts

Eteoclès choisit un soldat pour combattre chacun des chefs qui se battent à ses portes. Alors qu'il se prépare à envoyer Hyperbuis contre le chef Hippomède, il s'exclame : « Voyez à quel point Hermès a sagement placé les braves contre les forts ! » Les chefs qui viennent attaquer Thèbes sont tous très forts et féroces. Chaque chef est décrit à travers les détails de ses cris de bataille féroces, de ses insignes forts et de sa force. Les guerriers d'Étocle sont tous assez courageux pour résister aux monstres qui attaquent leur porte. Eteoclès détaille comment chaque champion est également associé au chef attaquant. Tous les courageux guerriers d'Étocle battent le puissant ennemi.

L'analogie forte et courageuse reflète la préférence que les anciens citoyens grecs avaient pour les dieux. Bien qu'Arès ait été le dieu de la guerre, les citoyens grecs avaient tendance à favoriser Athéna la déesse de la guerre et de la sagesse et Artémis la déesse de la chasse quand ils allaient au combat. Athéna et Artémis étaient connus pour leur sagesse. Les ennemis aux portes représentent les Ares forts et affamés de bataille par leur force et leur puissance. Les sages et courageux défenseurs de Thèbes reflètent la sagesse d'Athéna et d'Artémis.

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