La Cicatrice de Bruce Lowery Résumé et analyse

La Cicatrice de Bruce Lowery Résumé et analyse

Chapitres 1, 2, 3, 4

Jeff le narrateur est un garçon de treize ans qui a un bec de lièvre. Cela le rend très malheureux et comme il est très croyant, il prie Dieu de lui retirer sa vilaine cicatrice. Pourtant, son visage demeure balafré ce qui le rend en colère contre Dieu et aussi contre sa maman qui refuse de lui dire la vérité au sujet de cette cicatrice qu’elle accepte encore moins que lui et qu’elle perçoit comme une malédiction. 

L’histoire se situe en novembre 1944 en Amérique et elle est racontée au passé.

La famille a déménagé et Jeff et son petit frère Bubby doivent changer d’école en cours d’année scolaire.

Jeff se doute que sa mère cherche à lui cacher la vérité au sujet de son bec de lièvre parce que lorsqu’il la questionne à ce sujet, elle est gênée et cherche à détourner la conversation.

La mère est triste et en colère lorsqu’elle voit la cicatrice de Jeff, tandis que le père et le petit frère de Jeff l’acceptent. Le père dit avec fatalisme que ce sont des choses qui arrivent, et Bubby n’y prête aucune attention.

Le narrateur se trouve défiguré, monstrueux.

Dans son ancienne école, Jeff était bien intégré. Mais dans la nouvelle école, il est rejeté et subit des moqueries cruelles au sujet de son bec de lièvre.

Le narrateur utilise la comparaison “pareil à une épidémie” pour parler du rire de ses nouveaux camarades de classe.

Certains enfants ne rient pas parce qu’ils sont eux-mêmes victimes de moqueries.

Jeff se sent ridicule et extrêmement mal à l’aise.

L’institutrice n’est pas assez autoritaire parce qu’elle est timide et manque de confiance en elle.

Les enfants refusent que Jeff partage leurs jeux parce qu’ils pensent qu’il ne sait rien faire. Lorsque Jeff a une opportunité de jouer au Baseball, il a le sentiment de vivre un moment décisif parce qu’il est conscient que cette occasion ne se représentera peut-être jamais. Mais il échoue parce qu’il subit trop de pression de la part de ses camarades.

Chapitres 5, 6, 7, 8

Willy est respecté par les autres enfants parce qu’il joue bien au baseball et il est fort physiquement.

Les enfants changent d’attitude à l’égard de Jeff quand Willy l’invite à jouer à “l’homme sur la montagne” et qu’il dit qu’il résiste bien, qu’il est fort.

Jeff a subitement envie de courir parce qu’il est fou de joie.

Jeff rend souvent visite à monsieur Sandt parce qu’il collectionne les timbres comme lui, il peut partager avec lui sa passion pour la philatélie. 

L’histoire se passe pendant la deuxième guerre mondiale.

L’esprit de Noël c’est le partage et la générosité.

Pour Jeff la fête de l’école n’est pas une fête parce que Willy est absent et que le cadeau qu’il reçoit de sa camarade de classe le vexe parce qu’elle a lu la bande-dessinée avant de la lui offrir.

Malgré son absence, Willy est présent à la fête de l’école parce que la maîtresse et les autres enfants pensent à lui et lui gardent des friandises.

La fête a une coloration religieuse parce qu’ils chantent des cantiques.

Les petites filles ont fait un pacte d’amitié dans le placard.

Le cadeau que Jeff offre à Willy a pour but de lui exprimer son amitié et sa gratitude.

La “cicatrice” de Willy c’est qu’il n’a plus de père.

Willy collectionne les timbres comme Jeff. Et il fait du patin à glace comme monsieur Sandt.

Chapitres 9, 10, 11

Jeff vole le timbre transparent puis les autres timbres parce qu'il est tellement fasciné par Willy qu'il veut posséder ce qu'il a de plus précieux, comme un substitut de posséder Willy lui-même. C'est une démarche très malsaine car Jeff est conscient de ce qu'il fait mais c'est plus fort que lui, il est incapable de résister à son désir.

Après son larcin, Jeff se cherche des excuses parce qu'il a honte de ce qu'il a fait. Il ne se sent plus digne du respect ni de l'amour de ses parents qui sont fiers de penser qu'il est un garçon honnête et exemplaire.

Jeff est toujours en colère contre Dieu à cause de sa cicatrice.

Jeff rejette les marques d'affection de ses parents et de son frère parce qu'il a tellement honte de ce qu'il a fait qu'il ne se supporte plus lui-même et retourne sa colère envers eux parce qu'ils lui renvoient l'image du garçon honnête qu'il était avant de commettre ce forfait.

Face aux accusations de vol des autres enfants, Jeff nie tout en bloc. Il est dans le déni. Il croit que tout peut redevenir comme avant mais il se trompe. Plus il s'enfonce dans le mensonge et plus il est rejeté.

Willy défend encore Jeff face aux autres parce qu'il pense que cela va l'inciter à lui rendre ses timbres.

Chapitres 12, 13, 14

Miss Martel commence par dire à la mère de Jeff que son fils est socialement inadapté.

Les parents de Jeff sont outrés par les accusations dont il fait l'objet parce qu'ils le pensent irréprochable.

Jeff est fasciné par les timbres qu'il a volés à Willy parce qu'il a l'impression de posséder Willy lui-même et de pouvoir le garder pour lui tout seul dans sa boîte.

Jeff éprouve le besoin de montrer les timbres volés à sa famille parce qu'il est fier de les posséder même s'il a honte de les avoir volés.

Jeff est conscient que ce vol va lui coûter de nouvelles brimades de la part de ses camarades, l'anéantissement de tous ses progrès d'intégration et surtout l'amitié de Willy qui est son bien le plus précieux.

La mère de Jeff va rendre visite à la mère de Willy parce qu'elle n'arrive pas à croire à la culpabilité de son fils et qu'elle s'inquiète pour lui.

Au cours de la bagarre entre Willy et Jeff, Willy fait exprès de ne pas faire mal à Jeff parce qu'il éprouve de la pitié et de la compassion pour lui.

Le père de Jeff refuse de le changer d'école parce qu'il veut apprendre à son fils que la fuite n'est jamais la bonne solution.

Chapitres 15, 16, 17

Monsieur Sandt laisse Jeff seul avec sa collection de pièces pendant un long moment pour lui témoigner sa confiance.

Jeff en déduit que monsieur Sandt a deviné son secret.

Monsieur Sandt insiste pour que Jeff vienne le voir plus souvent car il sait qu'il exerce une influence positive sur le jeune garçon, et Jeff est conscient que monsieur Sandt cherche à l'aider même si ce n'est pas possible parce que Jeff est allé trop loin dans le mensonge pour que sa situation puisse s'arranger.

Après la mort de Georges, Jeff envisage de restituer les timbres volés à Willy, mais il n'ose pas le déranger en période de deuil ni lui rendre une partie seulement de ses timbres, il est conscient qu'une restitution partielle serait inacceptable.

Jeff aime passer près de l'endroit où il avait joué à "l'homme sur la montagne" parce que ce lieu lui rappelle le moment où il s'est enfin fait un ami.

Depuis le vol des timbres, Jeff, qui était un garçon doux et gentil, est devenu agressif et menteur. La honte qu'il éprouve le rend hargneux et il décharge sa colère sur les gens qui l'aiment mais qui ne peuvent pas lui venir en aide et qui seraient terriblement déçus s'ils apprenaient la vérité.

Chapitres 18 et 19

Jeff est devenu susceptible parce que son sentiment de culpabilité le porte à croire qu'on l'accuse en permanence. Jeff sent entre lui et Willy une "muraille infranchissable" parce que son mensonge rend désormais toute communication impossible entre eux. 

Lorsque Jeff décide de replacer les timbres dans le pupitre de Willy, il est terrorisé à l’idée d’être découvert.

Le choix du papier buvard près du pupitre de Ronald est certainement une tentative de le faire accuser du vol à sa place.

Lorsque Jeff défend Ronald lorsque Willy l’accuse du vol de ses timbres, son attitude est lâche et immorale car il se replace dans la position du sauveur alors qu’il est coupable.

Chapitres 20, 21 et 22

La mort de Bubby a lieu lors d’une journée magnifique, ce qui souligne le contraste entre la beauté de la vie et l’horreur de la mort du petit garçon. Et surtout c’est le jour de Pâques, c’est-à-dire le jour où les chrétiens célèbrent la résurrection de Jésus Christ. Bubby devient alors un nouveau Christ. Il est sacrifié pour avoir aimé sans mesure et sans condition son frère qui l’a violemment rejeté car il ne supportait pas l’image bienveillante qu’il lui renvoyait et qu’il savait ne pas mériter.

L’expression « Le cri de l’ambulance » reflète la douleur de Jeff qui se sent coupable de la chute de Bubby.

Bubby dit qu’il n’a pas fait exprès de tomber parce que Jeff lui a reproché de lui gâcher la vie et qu’il regrette de gâcher la fête de Pâques. Il ne pense pas à sa propre souffrance mais aux ennuis qu’il cause à sa famille. Il incarne les valeurs chrétiennes.

Les petites voisines pensent que Bubby est allé en enfer parce que sa famille est protestante et que les catholiques pensent que les protestants ne sont pas de vrais chrétiens (l’inverse est aussi vrai).

Lorsque Jeff met le sac de bonbons dans la main du petit frère dans la rue, il fait amande honorable par rapport au manque d’attention et d’amour qu’il a eu envers son propre petit frère, Bubby.

Après la mort de Bubby, Jeff comprend enfin que la seule chose qui compte dans ce monde c’est l’amour que l’on donne aux autres.

Écrire commentaire

Commentaires: 0